La nouvelle charte de la transition au Mali a été adoptée à l’unanimité ce lundi matin par les membres du Conseil national de transition, le CNT qui fait office d’organe législatif provisoire dans le pays, depuis la prise de pouvoir à des militaires.
120 membres du Parlement intérimaire sur 121 sièges, ont voté pour.
« L’ordre du jour de cette session extraordinaire à porter exclusivement sur l’examen du projet de loi portant révision de la charte de la transition que nous venons d’adopter à la quasi-unanimité des membres du Conseil National de la Transition. » a déclaré Malick Diaw, président du CNT.
Cette charte, qui vient d’être adoptée par les autorités, présente plusieurs nouveautés. Il y a déjà le nombre de parlementaires désignés et non élus, qui passent de 121 à 147, et pour la durée de la transition. Dans le texte il est aussi écrit que les élections présidentielles prochaines, dont la date n’est pas encore connue, vont marquer la fin de la transition.
Le poste de vice-président de la transition est supprimé. Avant le deuxième coup d’État de mai 2021, c’est Assimi Goïta, l’actuel chef de l’État qui assumait ses fonctions. Dans la nouvelle charte, il est stipulé qu’en tant que président de transition, le colonel Goïta ne pourra pas se présenter aux prochaines présidentielles et législatives. Enfin, il y a l’amnistie votée pour les auteurs des deux derniers coups d’État.
Le projet soumis par la transition comprend une période entre six mois à cinq ans, comme le recommandaient les Assises nationales.
A l’annonce de cette nouvelle charte la CEDEAO a annoncé l’envoi d’une nouvelle mission au Mali jeudi 24 février. Elle sera notamment conduite par l’ex-Président du Nigéria Goodluck Jonathan et le Président de la Commission Jean Claude K. Brou.

