Le Président de la France, Emmanuel Macron, a annoncé ce jeudi, ce que tout le monde savait déjà une sorte d’officialisation à savoir « le retrait de la France et de ses alliés de la task force Takuba et le Canada engagés au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Emmanuel Macron a expliqué que le France ne pouvait pas continuer à agir dans un pays en désaccord avec les autorités de fait. Il a également évoqué la présence de mercenaires dans le sol malien, parmi les raisons qui ont poussé la France à quitter le Mali.
Une décision de retrait que le président en exercice de l’Union Africaine, Macky Sall dit avoir compris la décision de la France dans une allocution faite hier jeudi à L’Elysée sur invitation du président Macron. Macky Sall a annoncé dans la foulée une nouvelle rencontre de la CEDEAO avec les autorités militaires maliennes pour discuter des contours d’un retour à l’ordre constitutionnel.
L’annonce était attendue depuis plusieurs jours. Dans un communiqué commun, la France, ses alliés de la task force Takuba et le Canada ont annoncé jeudi 17 février un « retrait coordonné » des troupes présentes au Mali dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Les partenaires internationaux mobilisés au Sahel, dont la France, entendent désormais redéployer leurs forces sur le terrain pour contenir la menace djihadiste, selon une déclaration conjointe publiée jeudi. Emmanuel Macron a notamment annoncé qu’une partie des troupes européennes seront redéployées au Niger voisin. Il a affirmé que les Européens ne partageaient « ni la stratégie, ni les objectifs cachés » de la junte malienne, tandis qu’il récusait « complètement » la notion d’échec français dans le pays.
« Afin de contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes en direction du Sud et de l’Ouest de la région, les partenaires internationaux indiquent leur volonté d’envisager activement d’étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, sur la base de leurs demandes », soulignent-ils dans la foulée de l’annonce du retrait militaire des Français du Mali. Le président sénégalais Macky Sall a semblé sensible à cette proposition, indiquant que l’anti-terrorisme au Sahel « ne saurait être la seule affaire des pays africains ».

