De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Les enseignants et membres du G5 (SELS, SELS/A, UDEN, SLH/FC, SNLAS) ont effectué une assemblée générale à Diourbel, en présence des secrétaires généraux des différents syndicats, pour faire le mise au point de la situation actuelle du système éducatif, marqué par les grèves répétitives des enseignants depuis quelques semaines.
Depuis quelques semaines, l’école sénégalaise est paralysé par des grèves répétitives des syndicats d’enseignement. Ces derniers, après deux années de dégel (à cause de la pandémie), exigent à l’Etat du Sénégal de bien respecter les accords signés en 2018. Entamant des discussions avec l’Etat depuis la semaine dernière, dans le cadre d’une tournée nationale, les secrétaires nationaux des cinq (5) syndicats (SELS, SELS/A, UDEN, SLH/FC, SNLAS) ont pu ce mardi effectuer une rencontre, à Diourbel, avec les enseignants.
« Nous sommes là en mission dans le cadre d’une tournée que nous avons jugé utile et impérative puisqu’il nous faut, au vu de la situation syndicale et au vu des contournements que nous connaissons, il nous faut aller nécessairement parler aux militants à la base. Leur parler d’abord en termes d’information relativement dérouler de nos négociations entre le gouvernement du Sénégal et nous partie syndicale, présenter la situation actuelle en termes de qu’est-ce que le gouvernement a présenté comme offre et qu’est-ce que la partie syndicale a présenté comme contre-proposition et prendre ensuite l’avis des camarades à la base sur l’ensemble des questions. Sur d’abord quel est leur avis sur les propositions que nous avons faites mais ensuite de manière concrète quel est le mandat que la base nous donne en termes de seuil, en termes d’échéancier mais en terme également de conduite à tenir de comment mener cette lutte. Est-ce qu’elle doit rester une grève en termes d’abandon de classe, Est-ce qu’on doit avoir d’autres formes nous considérons que dans la conception de la conduite à tenir dans comment nous comporter demain mais comment également dans cette lutte nous devons de sorte que tout le monde se retrouve nous avons estimé qu’il était bon d’envoyer des missions à la base et c’est des missions que nous tenons concomitamment Aujourd’hui à Diourbel, mais des missions que nous tenons également à l’intérieur du pays à savoir à Saint-Louis et à Mbour », selon le secrétaire général national de SELS, Amédine Diédhiou.
Le gouvernement, au terme d’une rencontre la semaine dernière avec les syndicats, a pu apporté des propositions « concrètes » sur le système de rémunération pour la première fois. D’après Monsieur Diédhiou, après les propositions formulés par l’Etat, la partie syndicale pour son tour a fait des contres propositions.
« Des propositions ont été faites, la partie syndicale a fait des contre-propositions. L’autre point de vue et point de convergence, c’est que nous avons tous, en tout cas à 80%, agi sur la question des indemnités. C’est une convergence qui peut aider », peste M. Diédhiou. Poursuivant sur les indemnités, les syndicalistes ont proposé la défiscalisation et une augmentation de l’indemnité de logement. « Sur les indemnités, nous avons proposé pour certaines défiscalisations d’abord, mais une augmentation ensuite. Défiscalisation parce que c’est ça qui rend le salaire lourd, mais également qui e tire vers le bas, augmentation parce que pour la plupart ce sont des indemnités qui sont là depuis plus depuis 3, 4 vire 5 décennies dont le coût de la vie a rattrapé ou en tenant compte les recommandations de l’étude sur le système de rémunération, mais également en tenant compte du coût de ma vie. Nous avons estimé qu’objectivement nous devons aller dans le sens de les réviser, de les augmenter. Et ça, nous savons que de manière très concrète et objective ces propositions sont soutenables ».
« Je dois rappeler que dans la démarche de construction de notre document d’orientation et de position, nous nous sommes attachés les services d’experts : des experts fiscalistes, en administration civile qui nous ont orientés sur les démarches et qui nous ont permis de concevoir et de bâtir un document scientifiquement tenable, mais financièrement soutenable par notre pays », affirme Amédine.

