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Ziguinchor/Tourisme et Hôtellerie : Des syndicalistes dénoncent ” le non respect du code du travail et l’existence de résidences clandestines ”

De Youssouf DIMMA correspond de Teranganews à Ziguinchor

En point de presse à Ziguinchor, après avoir effectué une tournée d’une semaine dans la région de Ziguinchor, les membres du secrétariat exécution du Syndicat National des Travailleurs de l’Hôtellerie, de la Restauration, des Bars, Cafés et Casinos du Sénégal (SNTHRBCCS) ont ” dénoncé le non respect par les promoteurs hôteliers de la région de Ziguinchor, du code du travail qui leur impose l’élection de délégués du personnel au sein de leurs entreprises” . Ils ont d’autres part ” dénoncé l’existence dans le sud du pays de plusieurs résidences irrégulières voire clandestines” .

Bouclant une tournée nationale les ayant conduits dans la région de Ziguinchor du 8 au 14 janvier 2021, les membres du secrétariat exécution national du SNTHRBCCS ont dit, par la voix de leur secrétaire général El Hadji Ndiaye, que ” c’est le code du travail du Sénégal et la convention interprofessionnelle qui imposent à chaque entreprise ayant au moins entre 3 et 11 travailleurs, d’organiser des élections des délégués du personnel avec un titulaire et un suppléant. Cela est obligatoire ! Mais nous avons constaté dans cette région qu’il y a beaucoup promoteurs d’hôtels qui refusent d’organiser ces élections dédiées au personnel. “

À l’en croire, ” nous avons demandé à l’inspecteur du travail, qui est le représentant de l’État, de veiller au respect de cette disposition ”.

Pour El Hadji Ndiaye ” nous pensons que ce n’est pas normal que des promoteurs d’entreprises hôtelières qui comptent plus de 40 voire 100 employés, refusent qu’il y ait des délégués du personnel en leurs seins ”.

Dans un autre registre, le secrétaire général du SNTHRBCCS a ” dénoncé l’existence de beaucoup de résidences clandestines ”

El Hadji Ndiaye s’est offusqué du fait que : ” il y a ici beaucoup d’étrangers qui ont des résidences sans que l’on sache s’ils font du commercial ou non. Nous avons demandé à l’inspecteur du travail de vérifier cela aussi. En effet, selon nos informations, certains étrangers propriétaires de ces résidences clandestines font du commercial et ont engagé du personnel payant parfois 30 000 FCFA par mois, c’est inacceptable ! Ce n’est pas du tout sérieux ! ”

A l’en croire, ” même le préfet a compris que certains propriétaires des résidences font n’importe quoi, ceci est injuste et c’est à dénoncer ! ”

Ces syndicalistes ont prévenu que ” si les autorités compétentes ne mettent pas fin à cette forfaitaire, les éventuelles perturbations du secteur ” ne leur seraient pas imputées.

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Khadim FALL