La CEDEAO révèle dans un communiqué de ce 25 janvier que malgré les appels de la communauté régionale et internationale au calme et au respect de la légalité constitutionnelle, la situation au Burkina Faso est caractérisée par un coup d’Etat militaire le lundi 24 janvier 2022, suite à la démission du Président Roch Marc Christian Kaboré, «obtenue sous la menace, l’intimidation et la pression des militaires après deux jours de mutinerie».
Un sommet extraordinaire de la CEDEAO se tiendra dans les prochains jours pour examiner cette situation.
Dimanche, après les tirs à l’arme lourde notés à Ouagadougou, le Président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Brou, avait invité les militaires burkinabé à «demeurer dans une posture républicaine» et à «privilégier le dialogue avec les autorités» dans un communiqué. La CEDEAO avait appelé au calme et marqué sa solidarité avec le Président Roch Marc Christian Kaboré, le gouvernement et le peuple du Burkina Faso.
La CEDEAO condamne fermement ce coup de force des militaires qui « marque un recul démocratique majeur pour le Burkina Faso », lit-on dans le communiqué. Un sommet extraordinaire de la CEDEAO se tiendra dans les prochains jours pour examiner cette situation, précise la même source.

