Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’office nationale de la lutte contre la fraude et la corruption n’a pas aimé le classement de transparency international par rapport au Sénégal. Elle espère qu’avec la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption, le Sénégal va quitter ce rang qui ne l’honore pas du tout.
C’est surtout Transparency international et Mo Ibrahim qui notent souvent ces pays. Vous voyez la bonne note que nous avons obtenu récemment au niveau de l’UEMOA et de la CEDEAO. En ce qui concerne Transparency, nous sommes toujours dans la zone rouge. Parfois, je dis que ce n’est pas le rouge foncé. Je pense qu’avec la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption, nous allons quitter cette zone“, a-t-elle déclaré mercredi, sur Rfm.
Selon Seynabou Ndiaye Diakhaté l’OFNAC a deux missions principales : une de prévention une activité qui entre dans le cadre de cette mission -et une de lutte. “L’objectif principal est de privilégier la prévention, faire connaître le méfaits de la corruption […]“, a-t-elle précisé.
Dire que c’est un engagement qui inspire toute la société, les acteurs culturels “naturellement. “ce combat ne se mesure pas simplement à travers le nombre de lois adoptées“
Le Sénégal a rejoint la liste restreinte des pays avec un document anti-corruption en disposant d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption (2020-2024). Avec ce document le Sénégal rejoint le cercle restreint des pays ayant adopté un document de stratégie anti-corruption.
L’Office national de lutte contre la corruption a mis deux ans pour produire ce document. Et, toutes les parties prenantes ont été inclues dans le processus. Il s’agit des pouvoirs publics, des organisations de la société civile, du secteur privé, des syndicats, de la jeunesse, des femmes à travers une « approche inclusive et participative ».

