De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
La capitale du Nord a abrité ce week-end des manifestations marquant la célébration de la journée internationale du migrant édition 2021. Une occasion pour la Direction générale d’appui aux sénégalais de l’extérieur (Dgase) en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement d’échanger avec les associations de migrants et la communauté pour expliquer surtout aux jeunes, qu’il est bien possible de rester au pays et de réussir la vie. La journée a été également mise à profit par l’inauguration du premier bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) à Saint-Louis.
Les panels organisés autour du thème 2021 « Le BAOS, plateforme de la territorialisation de la politique migratoire du Sénégal » ont été des tribunes pour les autorités d’identifier, de hiérarchiser et de repenser les orientations stratégiques de la Dgase. Une occasion qui a été saisie pour échanger sur une meilleure prise en charge des préoccupations des migrants de retour, en transit et ceux établis à l’étranger.
Le directeur de la DGASE a rappelé que la vieille cité est une zone de départ et de transit, à sa frontière avec la Mauritanie, d’où la nécessité d’y ouvrir un BAOS. « La ville de Saint-Louis a enregistré beaucoup de morts enregistrés dans l’émigration clandestine. Raison pour laquelle, les jeunes ont besoin d’être écoutés, orientés sur les bonnes opportunités de réussite » a expliqué Amadou François Gaye. Avant d’ajouter que la question migratoire est transversale, « c’est pourquoi nous avons signé une convention de financement de 03 milliards de francs Cfa avec la Der et le Fes qui est une entité du ministère des affaires étrangères, ainsi que d’autres structures comme l’agence nationale de l’aquaculture, qui facilite des formations dans ce domaine » a-t-il déclaré.
Pour M. Gaye, les bureaux d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) nouvellement lancés, auront pour rôle d’accompagner les jeunes migrants de retour et ceux qui veulent ont prendre la mer dans la réintégration, la réinsertion, mais également la formation et le financement. « Des fonds régionaux financés à hauteur de 9,5 millions d’euros par l’union européenne sont disponibles dans les régions pour accompagner les migrants de retour dans leurs projets individuels ou collectifs dans divers secteurs d’activités » a signalé le Directeur Général des sénégalais de l’extérieur, Amadou François Gaye.
La célébration de la journée du migrant a été aussi une occasion pour l’Union européenne de partager les accords et conventions signés avec le Sénégal sur la question migratoire. Pour le chef de section politique à la délégation de l’union européenne, Armonie Curtitius, les conventions paraphées avec le Sénégal sont faites sur la base d’une approche inclusive sur différents piliers agréés. « Dans les conventions et accords internationaux, on prend en compte les différentes dimensions des questions migratoires, de développement, d’opportunités en terme d’emplois, de formation et de réussite pour la jeunesse en partenariat avec l’état sénégalais » a-t-elle soutenu.
Concernant le Sénégal, Mme Armonie Curtiutis a rappelé que les stratégies mises en place consistent à aller vers la population dans les localités concernées et présenter à la jeunesse les opportunités qui s’offrent à elle. Toutefois elle a renseigné qu’il y a également des stratégies globales comme le pacte mondial pour les migrations, le processus de Rabat, les cadres aux niveaux régionaux et les cadres conjoints pour faire à la migration irrégulière avec son lot d’abus et de catastrophes

