La ligne Train express régional Dakar-Diamniadio sera inaugurée ce lundi 27 décembre, par le président Macky Sall en présence de plusieurs invités. Retour sur ce chantier titanesque qui a duré prés de 5 ans de travaux entre la décision politique et la matérialisation de ce projet d’envergure du Plan Sénégal émergent (PSE).
Il aura fallu 5 ans et 780 milliards de francs CFA et de grandes multinationales (Eiffage, Engie, Thales, SNCF) pour concrétiser la première phase de la ligne Dakar-Diamniadio, la nouvelle, lancée en 2016, longue de 36 kilomètres et visant à désengorger la presqu’île Dakar avec ses plus de 3 millions d’habitants ou les embouteillages coûtent officiellement environs plus de 99.milliards francs CFA par an, selon une étude récente.
Et au terme de ce chantier titanesque, il aura fallu procéder à de longs d’essais d’homologation avant de le mettre en service, ce lundi 27 décembre après plusieurs reports.
Un gain de temps…
Désormais, il sera possible de faire le trajet Dakar-Diamniadio en passant par Thiaroye et Rufisque en maximum 45 minutes.
Chaque train possède 4 wagons ayant une capacité maximale de 565 passagers avec deux niveaux de confort ; une première classe et une deuxième classe.
Un train s’ébranle toutes les 20 minutes jusqu’à 22h ainsi que le dimanche.
Un Ter de dernière génération dotée de toutes les commodités comme : Wifi, tablettes de pose d’ordinateur, liseuses et prises de 220 volts à la disposition des voyageurs de la 1ère classe et la climatisation pour l’ensemble des voyageurs.
Sa construction a mobilisé 8500 Sénégalais et 780 milliards de francs CFA, selon les chiffres officiels communiqués par l’Etat du Sénégal. Du point de vue des caractéristiques techniques, le TER qui fonctionne en bi-mode, électrique et thermique, est doté d’une vitesse de 160km/h, circule sur deux voies standards et une voie métrique de 36 km pour chacune, soit 108 km. Quatorze (14) gares seront desservies sur son itinéraire.
Chaque train possède 4 wagons ayant une capacité maximale de 565 passagers avec deux niveaux de confort ;
Les tarifs :
– Dakar-Thiaroye : 500 F
– Dakar-Rufisque : 1 000 F
– Dakar-Diamnadio : 1 500 F
– Première classe : 2 500 F
Le coût du Ter
D’un coût de 780 milliards FCFA hors taxes dont 76 milliards pour la libération des emprises et 10 milliards d’accompagnement pour les projets sociaux, le Train express régional est le fruit d’un montage financier sur la base d’un crédit à taux concessionnel de 2% étalé sur 25 ans. Le financement provient de :
– Banque islamique de développement (BID) : 197 milliards FCFA
– Banque africaine de développement (Bad) : 120 milliards
– FRANCE TOTAL : 196,6 milliards FCFA
– Agence française de développement (AFD) : 65 milliards FCFA
– Trésor public : 53,6 milliards FCFA
– Appui budgétaire : 65 milliards FCFA
– Banque publique d’investissement (Bpifrance) : 13 milliards FCFA
– L’Etat du Sénégal a fourni le complément

La deuxième phase du tronçon, qui doit relier Diamniadio au nouvel aéroport, devrait ouvrir fin 2023 / début 2024 avec 19 km supplémentaires de voies. Elle permettra de rejoindre le centre-ville en moins d’une heure. Ce trajet desservira 14 gares dont la superbe gare de Dakar, construite en 1914, et qui a été complètement désossée par Eiffage pour conserver son étonnante structure en métal qui ne supportait plus le poids du bâti, ainsi que la nouvelle gare aux allures très futuristes de Diamniadio…
La conception et la réalisation des systèmes ont été réalisées par Engie et Thales, dotant ce train d’une signalisation embarquée ERTMS2 que l’Europe commence tout juste à installer sur ses trains de banlieue. Les 15 rames Coradia Régiolis comportant quatre voitures ont été commandées à Alstom qui les a fabriquées à Reichshoffen en Alsace. Ces voitures ont ensuite été séparées les unes des autres pour être transportées par bateau puis par convoi exceptionnel, jusqu’au centre de maintenance de Colobane où elles ont été à nouveau assemblées par les équipes locales d’Alstom. «Il ne se sera écoulé que sept ans entre la décision politique et la mise en service, ce qui est exceptionnel pour une réalisation de cette envergure» explique Stéphane Volant le Président de la Seter insistant sur «la qualité du savoir faire français en matière ferroviaire qui est reconnue mondialement,».
La deuxième phase du tronçon, qui doit relier Diamniadio au nouvel aéroport, devrait ouvrir fin 2023 / début 2024 avec 19 km supplémentaires de voies.

