De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Le programme de développement de la microfinance Islamique au Sénégal (Promise), a procédé, samedi au à la remise de financement aux 25 porteurs de projets à hauteur de 51 millions de francs CFA
La cérémonie a eu lieu lors de la réception de la première antenne régionale et du premier guichet islamique au Sénégal.
« Parmi les 265 projets validés, nous en avons tiré 25 qui ont reçu des moto Jakarta, tricycles, frigo-congélateur, machines à coudre entre autres projets pour un montant de 51 millions FCFA’’, a indiqué Mme Fatou Diané Guèye, coordonnatrice du Promise. Ajoutant que : « les financements de ces différents projets validés passeront par ‘’Sen Baol Finance’’, une mutuelle installée à Diourbel depuis 2008 ».
Après l’opérationnalisation du programme à Diourbel, Matam, Kaolack, Fatick et Kaffrine, la coordonnatrice envisage d’étendre le PROMISE dans les autres régions du pays pour être plus proche des acteurs locaux.
Elle a annoncé que 5 projets avicoles seront financés dimanche à Taïf dans le département de Mbacké.
Elle a aussi dit que dans la région de Diourbel, des porteurs de projets agricoles ainsi que des femmes transformatrices de produits céréaliers seront également accompagnés par son projet.
« Pour nous, l’objet, c’est d’avoir un projet rentable et bancable. Nous avons à Diourbel des projets de centaines de millions de francs FCFA que l’on va financer’’, a-t-elle promis.
Mme Guèye a cependant signalé que ce financement n’est pas un don, mais un crédit à rembourser afin de permettre à d’autres porteurs de projets d’en bénéficier.
‘’C’est un crédit que nous avons obtenu du côté de la Banque islamique de développement (BID) Les bénéficiaires devront travailler et rembourser convenablement le crédit pour permettre non seulement à l’état de respecter ses engagements’’, a insisté Fatou Diané Guèye.
‘’C’est un crédit sans caution ni garantie dans la mesure où tout est supporté par le programme et le bénéficiaire ne prend en charge que les frais d’ouverture qui est de 10 mille FCFA’’, a-t-elle expliqué.
Le préfet du département de Diourbel, Ibrahima Fall, a lui aussi rappelé que « les bénéficiaires doivent savoir que c’est un financement remboursable. »
Pour lui, Diourbel qui abrite le premier guichet doit donner l’exemple en ayant « un bon taux de recouvrement, parce que c’est une chaîne de solidarité qui ne doit pas être rompue. »

