Aichatou Mbacké dite Aida Mbacké a reconnu avoir brûlé vif son mari Khadim Ndiaye, un soir du 4 novembre 2018 dans leur appartement aux Maristes. Devant la barre de la Chambre criminelle, elle a détaillé les faits et gestes de son acte qui a ôté la vie au père de ses deux enfants. Elle encourt 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre. Délibéré, le 17 novembre prochain.
L’émotion était immense hier à la chambre criminelle de Dakar ou comparaissait la dame Aichatou Mbacké dite Aida Mbacké pour avoir brûlé vif son mari Khadim Ndiaye. C’était dans la nuit du 4 novembre 2018. Trois ans après elle est revenue sur ce drame, un crime passionnel qu’elle dit regretter. « Avant d’être mn mari Khadim Ndiaye était mon frère, mon ami mon conseiller. Je l’avais donc pas épouser pour le tuer. J’aurais vraiment voulu qu’il soit là. Je suis loin de mes deux enfants ma vie n’a plus de sens. Je regrette », a t-elle confessé.
La supposée seconde épouse de son mari, l’élément qui a mis le feu au poudre
Elle raconte avoir perdu le contrôle sous l’emprise de la jalousie : « Un jour alors que son téléphone était en charge, je l’ai pris et à ma grande surprise j’ai vu des cœurs. Lorsque je l’ai interpellé sur ça, Khadim m’a dit qu’il s’agissait de sa collègue. Et que cette dernière le considère comme son fils. Cette explication ne m’a pas convaincu parce que sur le profil je voyais une jeune fille », a-t-elle dit d’une voix tremblotante. A la barre de la chambre criminelle de Dakar, elle a avoué avoir pris contact avec la fille qui lui a demandé à son tour de demander à son mari si vraiment elle était sa femme. » Cette fille m’a dit beaucoup de choses sur moi. Elle m’a même dit que je n’étais pas dans le domicile conjugal. Comment a-t-elle su tout cela ? Comme j’étais stressée et enceinte, je suis tombée malade. On l’a appelé à plusieurs reprises mais il n’est pas venu. J’étais tellement déçue parce qu’il ne m’a même pas demandé l’état de ma santé », a-t-elle aussi dit.
Le récit glaçant du meurtre
« Sous l’emprise de la jalousie, j’ai pris un liquide inflammable que j’ai versé sur nous deux. Ensuite, j’ai pris un briquet pour allumer le feu. J’aurais préféré mourir avec lui que de le partager. J’étais dévastée parce que je ne pouvais pas imaginer que mon mari me partageait avec quelqu’un d’autre ».
Un acte qu’elle dit regretter aujourd’hui car sa famille lui a tourné le dos. La partie civile ne s’est pas présentée et selon les avocats elle a pardonner à Aida Mbacké.
Elle sera fixé sur son sort le 17 novembre 2021.

