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Saint-Louis : Manque criard d’infrastructures sociales de base, les populations de Ndialakhar Peulh battent le macadam pour exiger meilleures conditions de vie

Adama SENE correspondant de Teranganews à Saint-Louis 

Les populations du village de Ndialakhar Peulh sont très remontées contre les autorités locales de la commune de Gandon. Elles ont manifesté leur colère à travers les rues du village pour dénoncer le manque criard d’infrastructures sociales de base dont sont victimes les populations depuis plusieurs années.

 

Ndialakhar Peulh est un village situé à une quinzaine de kilomètres de Rao dans le diéry. Ce gros village de près de 2000 âmes, est difficile d’accès et manque de tout pour le bien être de ses populations. Pour attirer l’attention des autorités municipales de Gandon sur leur sort, les habitants du village et des différents hameaux environnants ont battu le macadam. Hommes, femmes et jeunes debout comme un seul homme ont brandi des pancartes et scandé des messages hostiles à l’encontre de l’équipe municipales de Gandon.

 

Pour les marcheurs, rien ne va au village de Ndialakhar Peulh et les populations sont dans un dénuement total. A en croire le porte-parole des manifestants, les populations en ont marre des promesses jamais tenues par les autorités locales. ” Le village de Ndialakhar Peulh est le dernier de la classe. Pourtant Dieu sait que nous souffrons de beaucoup de maux. Puisque nous manquons de tout. Faites le tour du village et des hameaux environnants, vous ne verrez aucune infrastructure sociale de base. Les autorités locales ne nous accordent aucune place dans leurs programmes et projets. C’est cette tendance négative que les populations du village ne comptent plus accepter. D’ailleurs si rien n’est fait , nous allons passer à la vitesse supérieure” a râlé Abou Sow.. Poussant ses dénonciations, le porte-parole du jour a fustigé les nombreux problèmes auxquels les habitants de Ndialakhar Peulh sont confrontés depuis plusieurs décennies.

 

“Dans ce village oublié par nos autorités locales, nos enfants étudient toujours des abris provisoires avec de grands risques. Chaque année, on accuse un déficit des tables-bancs et parfois même d’enseignants. Le secteur de la santé n’est pas mieux loti. On n’a pas de structure sanitaire pour la prise en charge des malades de la localité. Il est très fréquent que des femmes accouchent en cours d’évacuation vers Rao ou Fass Ngom dans le seul minicar qui assure la desserte entre le village et le reste de la commune et qui fait office d’ambulance” à pesté Abou Sow.

 

Avant de poursuivre que d’autres problèmes comme l’emploi des jeunes et les problèmes d’environnement doivent être également pris très au sérieux pour sortir les populations du village de Ndialakhar Peulh de la précarité. ” Nos activités agricoles et de la pêche sont freinés par l’envahissement des plantes aquatiques des plans d’eau. Malgré nos cris de détresse depuis des années, nous n’avons vu aucune réaction des autorités municipales de Gandon ou administratives de l’arrondissement de Rao. Pourtant nous avons la force et la détermination de faire comme les autres localités. Donc que les autorités locales se tournent vers les populations de Ndialakhar Peulh pour régler leurs problèmes pour un développement harmonieux de la commune de Gandon” a conclu le porte-parole du jour des marcheurs.

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Khadim FALL