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Exercice illégal de la médecine : 28 structures sanitaires exercent sans autorisation, la Police préconise des sanctions

71 structures sanitaires au Sénégal disposent d’une autorisation alors que 28 n’en bénéficient pas. C’est ce qui est ressorti des résultats d’une mission d’inspection diligentée, en 2020, par la Directrice des établissements privés de Santé, Dr Henriette Cécile Diop.

L’inspection a concerné 39 cabinets médicaux, 40 cabinets paramédicaux, 25 cliniques, 11 centres de santé, une structure d’accouchement à domicile.

La Direction générale de la Police nationale a travaillé en étroite collaboration avec l’Ordre national des médecins du Sénégal pour mettre un terme à l’exercice illégal de la médecine. C’est ce qu’a déclaré samedi 16 octobre le commissaire de Police Bara Sangaré, qui s’exprimait lors du lancement du plan stratégique de développement de l’ordre national des médecins du Sénégal. Il rappelle, dans la foulée, que la loi n°66-69 du 04 juillet 1966 et la directive de l’Uemoa du 16 décembre 2005 organisent les conditions d’exercice de la médecine au Sénégal et définit l’exercice illégal ainsi que les sanctions relatives. « La vérification permettra d’éviter des situations préjudiciables pour la santé des populations car il se peut qu’un médecin faisant l’objet d’une sanction dans un autre pays s’installe au Sénégal sans qu’il ne soit démasqué. D’ailleurs, à plusieurs reprises, nous avons été saisis par l’Ordre sur la présence de médecins étrangers qui pratiquent la médecine dans des structures ayant pignon sur rue sans pour autant respecter la réglementation », a expliqué le patron de la Sureté urbaine du Commissariat central de Dakar.

De son avis, « l’enquête judiciaire que nous avons réalisée a permis de mesurer l’ampleur du phénomène au Sénégal avec certains professionnels de la santé qui ne satisfaisaient pas aux exigences de la réglementation. Il a été noté que beaucoup de médecins mais aussi des personnels non qualifiés avaient ouvert des structures en toute illégalité. Ceux-ci faisaient courir aux malades des risques aux conséquences dramatiques ».

A ce titre, le Commissaire Sangaré de rappeler que l’exercice illégal de la médecine générait également beaucoup de revenus. « Face aux sanctions légères encourues, elle peut pousser à la récidive. Il s’est aussi avéré que ceux qui pratiquaient cette activité utilisaient des dispositifs et des produits médicaux qui ne répondaient pas aux normes de fabrication et produisaient en conséquence des effets néfastes sur la santé publique », a-t-il indiqué.

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Mame Khary Leye