De Youssouf DIMMA correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Le prix-plafond permettant d’acquérir un logement social au Sénégal, dans le cadre du »Projet des 100 000 logements » initié par l’État, est fixé à douze millions de FCFA (12 000 000 FCFA). L’annonce est faite à Ziguinchor le vendredi 17 septembre 2021 par la secrétaire d’État chargée du logement. Madame Victorine Ndéye présidait alors une réunion spéciale du Comité régional de développement (CRD).
Après cette annonce, la majeure partie des interventions des participants à la rencontre, a été axée sur ce prix-plafond. Les intervenants ont en effet soutenu que la somme était trop élevée par rapport au revenu modeste du Sénégal Lambda auquel le projet est destiné.
Dans les réponses apportées à cette principale préoccupation, la secrétaire d’État chargée du logement a expliqué que c’est, pour le moment, »un montant d’acquisition incompressible qui dépend entre autres des prix des matériaux ».
Pour elle, pendant la préparation du projet, la première évaluation d’un logement social avait donné un montant de vingt millions de FCFA (20.000.000 FCFA).
Après avoir été présenté au Chef de l’État, le Président Macky Sall avait jugé ce montant trop élevé, donnant des instructions pour une revue à la baisse de la somme tout maintenant la qualité du logement.
D’où la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la gratuité de la parcelle, etc.
Sur le registre des parcelles, justement, la secrétaire d’État chargée du logement a visité dans l’après-midi du vendredi des sites ayant été retenus, en collaboration avec les mairies concernés et les coopératives d’habits propriétaires. Ces sites se situent à Kantène dans la commune de Niaguis et Fanda dans celle d’Adéane, pour ne citer que celles-là.
Sur cette question, Mme Ndèye a expliqué qu’il s’agirait d’un accompagnement des coopératives d’habitats prévu par l’État.
Il a été suggéré d’autre part à plusieurs maires ayant pris part à ce CRD spécial, de travailler à l’intercommunalité pour résoudre la question récurrente de l’indisponibilité des terres dans leurs territoires communaux respectifs.

