Le responsable du projet Power to Youth (PTY) de l’ONG Amref Health Africa Sénégal, Solange Mbaye Diouf, milite pour l’application effective des lois criminalisant le viol et les mutilations génitales des femmes. C’était jeudi 2 septembre, au cours d’une réunion de présentation du projet Power to Youth à Dioubel.
« Nous nous attendons à ce qu’il y ait une application effective de la loi criminalisant le viol et de la loi sur les mutualisations génitales » , laisse-t-elle entendre.
Une rencontre qui a permis d’aborder « les problématiques les plus récurrentes » au niveau de la région de Diourbel, relativement aux objectifs de ce projet, en rapport avec les autorités sanitaires, les acteurs sociaux et les acteurs étatiques concernés. Le projet Power to Youth, prévu pour une durée de 5 ans, intervient dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Matam.
« Il faut un recul en termes de pourcentage par rapport aux violences faites aux femmes et aux filles mais par rapport aussi aux pratiques néfastes » telles que les mutilations génitales féminines », a t-elle dit.
D’après Solange Mbaye Diouf, « les statistiques signalent que les grossesses précoces, les mariages d’enfants, les mariages précoces, les violences sont des problèmes vraiment récurrents dans la région de Diourbel ».
A l’en croire, ce sont des domaines dans il faut intervenir afin de pouvoir apporter des solutions aux préoccupations des populations locales.
En ce sens, le projet Power to Youth vis expressément à « renforcer la participation significative des jeunes dans les instances de prise de décision », a expliqué Mme Diouf.
La responsable plaide par ailleurs pour la révision des codes des collectivités territoriales « pour rayer les dispositions utiles qui freinent la participation significative des jeunes dans les instances de décision ».

