De Adama SENE TERANGANEWS SAINT-LOUIS
Malgré les mesures draconiennes de sécurité mises en place par les autorités pour empêcher l’émigration clandestine, le phénomène continue toujours dans nos côtes maritimes avec son lot de catastrophes.
Le dernier voyage périlleux enregistré dans la région de Saint-Louis remonte à la nuit du Jeudi au Vendredi 27 Aout dernier. Une cinquantaine de clandestins à bord d’une pirogue, partie de la commune de Gandiole (département de Saint-Louis) pour rallier les côtes espagnoles, s’est renversée en haute mer quelques heures après son départ. Ainsi 14 migrants ont été sauvés par les secours, 02 corps sans vie repêchés par la marine nationale et les autres passagers de la pirogue portés disparus. Mais les recherches se poursuivent avec des sapeurs-pompiers.
Les jeunes sont toujours prêts à tout pour rejoindre clandestinement l’Europe. Malgré les nombreux graves accidents recensés en haute mer, ils continuent encore de nourrir le désir d’aller voir ailleurs. Hier, les populations du Nord se sont réveillées sous le choc en apprenant le naufrage dans les côtes saint-louisiennes d’une pirogue de migrants clandestins partie du village de Gandiole. En croire des sources sécuritaires, c’est une cinquantaine de passagers qui se trouvait à bord. Malheureusement, ils ont eu des ennuis techniques quelques heures après leur départ et l’embarcation s’est renversée faisant 02 morts repêchés par les secours et beaucoup de voyageurs clandestins portés disparus. « Nous avons été informés dans la matinée qu’une pirogue remplie de clandestins voulant se rendre en Europe s’est renversée en haute.
C’est ainsi que tous les services de sécurité concernés ont été mobilisés pour les porter secours. Mais malheureusement, les dégâts ont été faits. On a recensé de nombreuses victimes dont des corps sans vie et des portés disparus. Toutefois des vies ont été sauvées, puisque 14 passagers clandestins en vie ont été ramenés sur la terre ferme et les recherches se poursuivent. Parmi les rescapés, la majeure partie est issue de la Langue de Barbarie » a déclaré le lieutenant Ameth Sow de la Marine Nationale. Avant d’ajouter » les recherches se poursuivent , mais les chances de survie sont très minces puisque les passagers ne portaient pas de gilets de sauvetage ». Dès la diffusion de la nouvelle, les populations de la langue de Barbarie ont pris d’assaut les abords du port polonais pour vérifier les identités des victimes. D’ailleurs il a fallu l’intervention de la gendarmerie pour contenir la foule. « C’est ma fille qui a vu l’info sur les réseaux sociaux et depuis deux jours son frère n’est pas rentré. C’est pourquoi je suis venu vérifier. Mais on nous a refusé l’accès du port.
De nombreuses familles de la Langue de Barbarie sont aujourd’hui dans l’inquiétude. Peut-être que si on avait accès aux rescapés, ils allaient dire avec qui ils ont voyagé » s’est désolé le vieux Mody Teuw. Pour le moment, les autorités avancent tout ignorer de l’origine de l’accident, mais soutiennent que les initiateurs du voyage seront traqués et poursuivis. Il faut signaler qu’il y a plus d’un an, Saint-Louis avait enregistré plus de 20 jeunes morts dans des conditions similaires au large de Dakar.
Comme quoi les nouveaux programmes d’emploi des jeunes mis en place par le gouvernement sont loin de décourager encore des milliers de jeunes de l’émigration clandestine.

