La position du Sénégal par rapport à la communauté LGBT, (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) agace au plus haut point le Conseil d’Etat français qui a a décidé de retirer, le vendredi 2 juillet, les Républiques du Bénin, du Sénégal et du Ghana de la liste française des pays dits « sûrs ».
« Une décision motivée principalement par la protection des personnes LGBT et la volonté d’offrir à leurs ressortissants l’espoir d’une procédure d’asile plus clémente. »
En effet, au Sénégal, l’homosexualité est pénalement réprimée en tant qu’attentat aux mœurs. Elle est qualifiée juridiquement d’acte impudique et punie d’un à cinq ans de prison. Au mois de mai, une manifestation était organisée dans la capitale sénégalaise pour demander à ce que l’homosexualité, déjà considérée comme un délit dans le pays, devienne un crime.
Les ressortissants de ces trois pays ne pourront donc plus faire l’objet de procédures accélérées pour leurs demandes d’asile, autre conséquence du placement d’un pays sur la liste. Concernant le Bénin, l’Ofpra avait déjà décidé en septembre 2020 de suspendre sa qualité de « pays d’origine sûr » pour douze mois, sans pour autant le retirer de cette liste. Concernant le Sénégal et le Ghana, ce sont les risques liés à « l’orientation sexuelle » de leurs ressortissants qui ont motivé la décision.

