L’annonce de la reprise des opérations conjointes militaire entre les deux pays a été faite vendredi 2 juillet, par le ministre français des armées.
La France va reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, un mois après leur « suspension », le 3 juin dernier, à la suite du coup d’État du 24 mai qui a porté au pouvoir le colonel Assimi Goïta.
« À l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition » endossés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et a « décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier », a fait savoir, vendredi 2 juillet, le ministère des armées. « La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales » ajoute le communiqué.
La force Barkhane, plus de 5 000 hommes actuellement, va disparaître au profit d’un dispositif centré sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. Les forces engagées devraient être réduites de moitié pour atteindre environ 2 500 soldats en 2023.
Le Mali a connu deux coups d’État en à peine neuf mois. Le président de transition Bah N’Daw et son premier ministre, Moctar Ouane, ont été arrêtés le 24 mai, puis contraints à la démission, par les hommes du colonel Goïta, déjà auteurs du putsch du 18 août 2020, qui avait renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK ». Le colonel Goïta s’est fait ensuite proclamer président de la transition par la Cour constitutionnelle.

