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Covid-19 : Matam enregistre 3 morts et 18 nouveaux cas en 72H

De Thierno Baye Diéne correspondant de Teranganews à Matam

Matam, la forteresse imprenable est devenue aujourd’hui une proie facile de la Covid-19. 590 personnes ont eu à attraper le virus depuis l’apparition du 1er cas dans le périmètre régional en juin 2020. Des chiffres qui sont en permanente hausse dans la 3e vague du corona virus. Dans les dernières 72heures, 3 personnes sont décédées et 18 ont chopé le virus.

La 3e vague est bien une réalité dans la région de Matam avec une tendance qui va crescendo. Les dernières 72 heures ont révélé 18 cas communautaires pour 03 décès. De terribles statistiques qui devront faire réagir les autorités. D’ailleurs, selon une source administrative, il est probable que l’exécutif régional corse les mesures pour stopper la spirale en dissuadant les populations au relâchement. Les vaccins sont en souffrance dans les structures de santé et les populations ont clairement manifesté leur refus de prendre les doses. Les fêtes de Tabaski qui se profilent à l’horizon ne rassurent guère les autorités sanitaires qui craignent une explosion des cas avec la masse importante d’individus qui quittera tous les coins de la terre pour venir célébrer la fête du mouton avec la famille. En attendant, c’est la psychose pour les uns et l’insouciance pour les autres.

Pour beaucoup de populations de la région de Matam, le corona virus n’est qu’un vieux souvenir et pourtant les chiffres révélés par la région médicale montre nettement que la Covid est en train de renaitre de ses cendres. 43 patients sont présentement dans les centres de traitement des épidémies. Une situation qui inquiète au plus haut point les autorités sanitaires d’autant que les CTE logés à l’hôpital de Ourossogui et de Matam ne disposent plus de lits inoccupés.

Les grands rassemblements, occasionnés par la récente visite du chef de l’Etat dans le cadre de sa tournée économique dans le nord, ont fortement contribué à la propagation du virus. Durant 5 jours, les responsables politiques de la mouvance présidentielle ont convergé vers la 11e région entrainant avec eux leurs militants. Les conséquences ont été immédiates : les cas communautaires foisonnent à un rythme inquiétant et au même moment les populations ne respectent plus les mesures barrières. Les masques sont rangés aux oubliettes. Dans un lycée de la place, un professeur sans masque venait de terminer son cours de révision avec ses élèves de terminale. Il a perdu l’habitude de mettre les masques. « je n’ai pas mis mon masque parce que je respecte la distanciation sociale avec mes élèves, tente-t-il de se justifier. Je suis conscient que la Covid est toujours là même si parfois on se laisse facilement gagner par le relâchement. » Finit-t-il par admettre. Dans la cour de ce même établissement, aucun élève n’avait mis son masque, les rares qui l’avaient porté l’ont mis sous le menton.

Ce relâchement généralisé contraste avec les efforts colossaux déployés par le corps médical pour lutter contre le virus mortel. En effet ; les techniciens de santé font des miracles malgré leurs conditions de travail bien loin d’être optimales. Ils ont réussi jusqu’ici à soigner et guérir 463 patients dont les 189 dans les CTE.

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Khadim FALL

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