De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Les nouvelles technologies avancent à une vitesse vertigineuse, d’où la nécessité des techniciens de se renforcer en permanence pour suivre le rythme. Une exigence bien comprise par l’association régionale des techniciens et électroniciens de Saint-Louis (ARTS) dont une trentaine de ses membres ont bénéficié d’une formation en réparation de téléviseurs et en entretien d’appareils électroménagers.
Avec le soutien de l’Adepme, 30 techniciens ont suivi avec intérêt les différents modules dispensés par des experts en électronique et se sont familiarisés avec de nouveaux outils de dépannage. Pour le président de l’association, Koly Fall, la formation de mise à niveau à été plus que bénéfique pour plusieurs raisons. « Chaque jour de nouveaux matériels plus raffinés et plus sophistiqués arrivent le marché. L’électronique connaît une évolution fulgurante avec de situations nouvelles. Donc nous qui s’activons autour du dépannage et de la réparation des matériels électroniques, devons avoir des capacités nécessaires pour faire ce travail. Sinon nous risquons d’être dépassés par les nouvelles technologies. D’ailleurs les formateurs nous ont montré que dans certaines situations, on peut réparer un téléviseur sans l’ouvrir, grâce à un logiciel appelé Soft wave, par certaines signes on peut localiser la panne, etc » s’est réjoui Koly Fall.
Pour toutes ces raisons, a ajouté, son collègue Cheikh Fall, secrétaire général de l’ARTS, les sessions de formations doivent se multiplier pour approfondir davantage les connaissances des maîtres d’ateliers. « Les autorités doivent nous appuyer parce qu’en retour nous participons à la formation professionnelle de centaines de jeunes qui ne vont plus à l’école. Et leur formation doit être en adéquation avec ce qui est actuel dans le monde électronique » a soutenu Cheikh Fall.

Poursuivant son plaidoyer, le secrétaire général de l’association des techniciens-électronicien de Saint Louis, a également invité les autorités à les accompagner pour l’obtention de financements pour entreprendre et investir dans le milieu. Une invite qui n’est pas tombée dans l’oreille dans de sourd. Présidant la cérémonie de remise des attestations de fin de formation, le président de la chambre des métiers de Saint Louis, s’est engagé à trouver d’autres partenaires pour de telles formations pour les électroniciens mais aussi pour les autres corps de métiers. » La formation doit être continue parce que le monde avance à grands pas. Les structures de financements ne reconnaissent que les entreprises formelles. Donc formalisez-vous pour nous faciliter la tâche » a déclaré M. Léye.
Partenaire de l’ ARTS pour la session de formation, le représentant de l’Adepme, Alioune Diop, a rappelé que cette structure de l’Etat accompagne et encadre les PME dans leurs domaines d’activités, par des renforcements de capacités pour développer leur compétence, mais également pou améliorer leurs conditions de travail.
Adama SENE (Saint-Louis )

