De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Les populations frustrées du département de Saint Louis ont mis en exécution leur menace de « mettre du sable » dans l’accueil du président Macky Sall en arborant des brassards rouges. Les familles victimes de démolition au quartier Khar Yalla dans le faubourg de Sor ont remporté la palme des mécontents par leur forte mobilisation à Ngalléle.
Malgré l’accueil populaire qui lui a été réservé ce Samedi par ses partisans et sympathisants dans le cadre de la tournée économique entreprise dans la zone Nord, le président Macky Sall et son cortège ont également essuyé des huées et ont vu rouge dans le département de Saint Louis. Les mécontents de certaines localités ont tenu coute que coute à montrer leur colère au chef de l’Etat. A Mpal, des jeunes et quelques militants du Pastef ont arboré des brassards rouges pour dénoncer l’oubli volontaire dont est victime la cité religieuse de Mame Rawane Ngom.

Selon les contestataires, le président Sall n’a pas respecté ses promesses électorales vis à vis de Mpal dans le cadre de la modernisation des cités religieuses. Toujours dans la même zone, à Rao, les populations qui réclament sa communalisation se sont joints aux producteurs d’oignons du Gandiol et des villages environnants en portant des brassards rouges et en accrochant des sacs d’oignon vides le long de l’itinéraire pour exprimer la mévente de leurs productions et fustiger le manque d’accompagnement auprès des institutions financières.

Mais le clou des manifestations en brassards rouges a été noté sur l’axe cité Vauvert – Ngalléle vers la sortie de l’aéroport Dakar-Bango où les victimes des démolitions de Khar Yalla se sont mobilisés en masse pour crier leur ras-le-bol et exiger qu’on les rende dans leurs parcelles. D’ ailleurs n’y était la vigilance des forces de l’ordre, on aurait assister à de violents heurts puisque de gros bras sortis de nulle part ont tenté de disperser les porteurs de brassards rouges et de pancartes hostiles au pouvoir. Mais malgré les intimidations, les » trouble-fêtes » ont tenu jusqu’au passage du cortège présidentiel.

