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Les cas de paludisme ont augmenté de plus de 25% en 2020 au Sénégal

Ce mardi 22 juin, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Doudou Sène, a fait état d’une augmentation de 25, 5 % des cas de paludisme au Sénégal après que le nombre confirmé de nouvelles infections a atteint 445.313 en 2020.
‘’En 2020, il y a eu 445 313 cas de paludisme contre 354708 en 2019, soit une hausse de 25,5% ‘’, a notamment déclaré le docteur Sène à une rencontre avec des journalistes consacrée à la préparation du lancement mardi prochain d’une campagne d’aspersions intra-domiciliaires.
‘’Cela peut être lié à plusieurs facteurs notamment au contexte particulier de la pandémie de Covid-19 mais aussi des stratégies mises en place pour dépister précocement les cas en milieu communautaire’’, a tenté d’analyser le coordonnateur du PNLP.
Il a rappelé qu’un plan stratégique (2021-2025) axé sur la pré-élimination du paludisme avait été élaboré par le bais du Programme national de lutte contre le paludisme. Le coordonnateur du PNLP a par ailleurs affirmé que 751.000 moustiquaires imprégnées avaient été déjà mises à la disposition des districts sanitaires concernés.
Certains districts sanitaires continuent à enregistrer une incidence élevée en dépit de la mise en œuvre de ce plan stratégique en termes d’intervention à l’efficacité prouvée, a laissé entendre le docteur Sène. Il a affirmé que le nombre de décès lié au paludisme avait augmenté de 260 en 2019 à 373 en 2020 en raison d’une réticence des populations à se rendre dans les structures de santé liée à la stigmatisation dont les patients du Covid-19 faisaient l’objet.
Pour ce qui est des aspersions intra-domiciliaires, le coordonnateur du PNLP a indiqué qu’elles s’intégraient dans la lutte anti vectorielle.
‘’Elle consiste à asperger des insecticides dans les districts sanitaires de Koumpentoum, Koungheul et pour la deuxième fois dans les districts sanitaires de Kédougou et Maka Coulibatang’’, a fait savoir Doudou Sène.
Ce dernier a fait noter qu’elle sera déroulée dans le nord du pays, dans les districts sanitaires de Kanel, Matam, Ranérou, Linguère avec l’appui de la Banque islamique de développement. Cette campagne devrait contribuer à l’interruption de la transmission dans cette partie du pays en ciblant les postes à forte transmission tout en permettant de protéger 700.000 personnes, a ajouté le docteur Sène.
Il avance que dans la partie sud du pays, caractérisée par une forte transmission du paludisme, la campagne d’aspersion allait contribuer à la baisse de la transmission dans les zones à forte incidence et couvrant environ 650.000 habitants.

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Mame Khary Leye

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