L’accès volontaire aux services de planification familiale et de santé reproductive revêt une importance cruciale pour une maternité sans risques et la santé des familles. En effet d’après la directrice de la santé de la mère et de l’enfant, Adjiratou Sow Diallo, quelques 700 décès maternels ont été évités en 2020 grâce à la planification familiale.
Toujours selon Madame Diallo lors de la rencontre organisée par la Cellule de promotion de la direction de la santé de la mère et de l’enfant, relevant que de 2010-2011 à 2019, le taux de prévalence contraceptive est de 12% à 25,5% alors que celui des Besoins Non Satisfaits est passé de 30,1% à 21,7% , il est urgent de mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre le taux de prévalence contraceptive de 21,2% en 2015 à 45% en 2020 en réduisant les BNS de 25,2% à 10%.
Pour cela l’Etat avait pris plusieurs engagements dont la signature du décret d’application de la loi Santé de la Reproduction portant PF et en finalisant la révision des textes régissant la profession de pharmaciens afin que l’offre de service dans les officines soit une réalité et la prise en compte des adolescents et jeunes en situation de vulnérabilité dans les stratégies en santé sexuelle et reproductive incluant la PF en augmentant le taux d’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive de 10% à 70% en 2020 avec impact sur la réduction du taux de fécondité chez les adolescentes de 15 à 19 ans de 80 à 70 pour mille en 2020.
Tous ces efforts pourront garantir à chaque femme et à chaque enfant de bénéficier de soins de qualité à un coût accessible et quand ils en ont besoin.

