L’armée israélienne a bombardé samedi l’immeuble d’une dizaine d’étages abritant les locaux de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira et l’agence de presse américaine Associated Press (AP) dans la bande de Gaza.
« L’armée a prévenu le propriétaire de la tour dans laquelle Associated Press a ses locaux qu’elle serait ciblée » par une frappe, avait écrit sur Twitter un journaliste de l’agence AP peu de temps avant. L’immeuble venait d’être évacué quand il a été visé par la frappe aérienne de Tsahal.
Le directeur d’Al-Jazira a dénoncé un « crime de guerre » et une tentative de « faire taire les médias » après que l’armée israélienne a bombardé, samedi, à Gaza l’immeuble abritant les locaux de la chaîne de télévision qatarie et d’autres médias. « La destruction des bureaux d’Al-Jazira et de ceux d’autres médias dans la tour Al-Jalaa à Gaza est une violation flagrante des droits humains et est considérée internationalement comme un crime de guerre », a ainsi dénoncé Mostafa Souag, le directeur général par intérim du groupe qatari.
« C’est une chose terrible, très triste de cibler le bureau d’Al-Jazira et les bureaux de presse », a déclaré à l’Agence France-Presse Wael Aldahdouh, chef du bureau de la chaîne qatarie sur place. L’agence de presse américaine AP s’est dite « choquée et horrifiée ». « C’est un développement incroyablement inquiétant. Nous avons évité de justesse de terribles pertes humaines », a dit dans un communiqué le patron de l’agence, Gary Pruitt. « Le monde sera moins informé sur ce qui se passe à Gaza à cause de ce qui s’est passé aujourd’hui », a-t-il ajouté.

