Pour le suivi des personnes qui ont reçu leurs premières doses du vaccin AstraZeneca, un dispositif de pharmacovigilance a été mis en place, a assuré le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
’’A ce jour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui est véritablement pour nous le niveau d’appréciation de la scientificité des choses n’est pas venue nous demander de retirer le vaccin AstraZeneca’’, a dit le ministre en marge de l’inauguration de nouveaux équipements à l’hôpital Fann de Dakar.
Ce dispositif permettra de relever les effets indésirables et de regarder de ’’manière très scientifique, très claire et très rigoureuse la posture à adopter à chaque fois que de besoin’’, avance-Abdoulaye Diouf Sarr.
Une quinzaine de pays dont la France ont décidé de suspendre l’administration du vaccin en attendant, jeudi, l’avis de l’Agence européenne du médicaments sur les supposés effets secondaires du vaccin notamment l’apparition de caillots de sang qui obstruent les veines favorisant des thromboses ou une embolie pulmonaire.
Le ministre sénégalais a fait remarquer que l’Agence européenne des médicaments n’a pas encore rejeté Astrazeneca. Diouf Sarr dit comprendre que certains pays puissent prendre des mesures endogènes avec la suspension du vaccin.
Toutefois, relève-t-il, ’’le Sénégal sur la base des recommandations du Comité des experts et sur la base de la relation institutionnelle avec l’OMS suit la question dans le cadre d’une surveillance rapprochée pour prendre toutes les garanties en termes de gestion du vaccin’’.
’’Pour l’instant le Sénégal continue sa campagne de vaccination avec Sinopharm et AstraZeneca’’, a-t-il soutenu.

