De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Après quelques jours d’accalmie, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (Cesl) renoue encore avec la grève. La structure de revendication des étudiants de Sanar a décrété à partir de ce lundi, 48 heures de cessation des activités pédagogiques et 72 heures de journées sans tickets (JST) pour attirer l’attention des autorités universitaires sur le manque sérieux de sécurité dans le campus social.
A en croire le président de séance de Cesl, en l’espace d’une semaine, deux étudiants ont été sauvagement agressés à l’arme blanche dans l’enceinte du campus. « Pourtant depuis longtemps, les autorités ont été interpellées sur l’insécurité grandissante dans l’université. Mais comme toujours, elles ne prennent rien au sérieux tant que la situation n’est pas carabinée. Hier, un de nos camarades a été poignardé à l’épaule gauche, et le pire pouvait arriver si les interventions n’étaient pas assez rapides. Avant cette agression sauvage, un autre étudiant a été victime d’une attaque et sévèrement blessé à la main et doit incessamment subir une opération, sans que les responsables ne prennent des dispositions pour éradiquer le mal. En tant structure responsable, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (Cesl) ne restera pas à croiser les bras, attendant que l’irréparable se produise pour réagir. Raison pour laquelle, la Cesl a tapé le poing sur la table pour que les mesures idoines soient prises en urgence parce que nous avons assez alerté mais malheureusement les autorités font la sourde oreille », a martelé Mouhamadou Moustapha Diouf. Avant de fustiger le laisser-aller noté dans le campus. Selon lui, aucune disposition pour la vérification des entrées et des sorties n’est prise.


