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La Banque mondiale débloque 375 millions de dollars pour le pastoralisme au Sahel 

La Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), a débloqué ce mardi 30 mars 2021, une enveloppe de 375 millions de dollars soit 209,5 milliards de francs CFA, destinée au renforcement et de la productivité des systèmes pastoraux au Sahel.

Selon le communiqué de la Banque mondial reçu par notre rédaction, « ce nouveau financement correspond au déploiement de la phase 2 du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (FRAPS-2) et qui fait suite aux résultats probants enregistrés durant la première phase du projet lancé sur la période 2015-2020. C’est ainsi que depuis 2015, prés de 2,2 millions de personnes vivant principalement de l’élevage nomade au Sahel ont bénéficié de plus de 65 marchés bestiaux, 12 abattoirs et prés de 300 parcs à vaccination.

De même la seconde va s’atteler à soutenir la filière face aux difficultés dues à la Covid-19, va consister à améliorer les chaines de valeur de l’élevage, faciliter le commerce de bétail, soutenir l’intégration des marchés régionaux et poursuivre le développement des infrastructures de marché stratégiques le long des axes commerciaux.

Fort du succès de la première phase du projet, le PRAPS-2 poursuivra les investissements destinés à renforcer les systèmes de santé animale, améliorer l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance (y compris à travers la création de nouvelles zones de pâture et de points d’eau), favoriser des déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance et accroître les revenus. Il confortera également les capacités de gouvernance du secteur dans les institutions nationales et régionales et chez les principales parties prenantes.

D’après le document,  » le nombre de personnes qui vont bénéficier de ce projet tourne au tour de 13 millions environs  compris aux jeunes dont au moins 30% de femmes », précise le communiqué de l’institution.

Véritables moteurs de la croissance, les systèmes pastoraux font vivre plus de 20 millions de personnes au Sahel. La nouvelle phase du projet, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, permettra d’améliorer la résilience des éleveurs et des agropasteurs dans des zones ciblées.

Le projet FRAPS-2 va contribuer à l’inclusion socio économique dans le Sahel en renforçant les interventions destinées aux femmes et aux jeunes vulnérables dans les ménages vivant du pastoralisme, en améliorant leur accès à des formations, y compris pour assurer leur alphabétisation fonctionnelle, numérique et financière et renforcer leurs compétences commerciales. Il financera des activités rémunératrices pour soutenir les initiatives de travail indépendant et améliorer l’accès aux registres sociaux et d’état civil, répondant ainsi à une demande forte des organisations pastorales de la région du Sahel, indique Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Malgré les efforts constants des gouvernements et de leurs partenaires, l’insécurité alimentaire et la malnutrition continuent de sévir au Sahel et les systèmes d’élevage pastoral font partie, parmi d’autres leviers, des solutions cruciales pour y remédier, tout en contribuant à l’entretien de vastes pans d’un territoire fragile dans ces régions arides et semi-arides. « Les interventions qui s’attachent à développer les aliments d’origine animale et à améliorer les revenus, surtout pour les plus vulnérables, peuvent fortement contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et les résultats nutritionnels », souligne Simeon Ehui, directeur régional pour le développement durable en Afrique à la Banque mondiale.

Le bétail est l’un des principaux produits d’exportation pour les pays sahéliens enclavés et l’un des biens les plus échangés avec les pays côtiers : « Le pastoralisme offre beaucoup d’atouts pour développer le commerce intrarégional de produits animaliers, avec de véritables perspectives d’intégration régionale, explique Deborah Wetzel, directrice de l’intégration régionale en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à la Banque mondiale. L’interdépendance entre, les pays du Sahel qui détiennent un avantage comparatif dans l’offre de bétail et de produits d’élevage issus du pastoralisme, et les pays du littoral qui fournissent du fourrage pendant certaines périodes de l’année et constituent des débouchés commerciaux importants, resserre les liens entre les habitants, les sociétés et les économies. »

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Khadim FALL

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