De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Dans un communiqué rendu public ce jeudi 4 février 2021, le maquis du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a averti le gouvernement bissau-guinéen contre ce qu’il considère comme étant « une déclaration de guerre » de la part de Bissau.
En effet, dans ce communiqué rédigé en Français et en Portugais, le MFDC a indiqué : « l’aile combattante du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance prend en témoin (sic) l’opinion … et avise que toute agression de l’armée … à partir de la Guinée-Bissau sera considérée ni plus ni moins comme une déclaration de guerre ».
Le communiqué a auparavant évoqué la signature « ces dernières semaines d’un accord avec les nouvelles autorités de la Guinée-Bissau pour utiliser leur territoire et s’attaquer aux bases du MFDC ».
Sur ce, le communiqué d’ajouter que le MFDC se réservait « les droits » d’entrer « jusqu’à l’intérieur de la Guinée-Bissau ».
Débutées le 26 janvier 2021 en Casamance par l’Armée, les opérations de sécurisations des populations et de leurs villages situés non loin de la frontière nord de la Guinée-Bissau, dans les communes de Kaour et Goudomp dans la région de Sédhiou avec celles de Adéane et Boutoupa Camaracounda dans la région de Ziguinchor, ont permis, selon plusieurs sources concordantes, « le délogement d’éléments supposés appartenir au MFDC et la reprise des bases dites les ‘’2’’ et ‘’9’’ dirigées par Ibrahima Kompasse Diatta d’une part, de l’autre la base de Sikoun dans la région de Sédhiou, dirigée par Adama Sané ».
L’objectif de ces opérations de sécurisation, selon l’Armée, est de remplir « sa mission régalienne de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations et de leurs biens ».


