De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
L’université Gaston Berger de Saint-Louis renoue avec les perturbations. Les étudiants très en colère, ont décrété ce mercredi, la cessation de toute activité pédagogique pour fustiger disent-ils, la décision du Crous de fermer les restaurants en cas de Journées Sans Tickets (JST)
Pour exprimer leur courroux, ils ont barré la RN2 pendant quelques tours d’horloge. Les usagers de la RN2 ont encore souffert le martyr ce mercredi matin sur l’axe Saint-Louis- Rosso pour vaquer librement à leurs activités. La route a été bloquée par les étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis paralysant ainsi plusieurs heures la circulation sur cet axe.

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a investi la rue pour fustiger la décision de du directeur général du Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) de fermer les restaurants universitaires en cas de Journées Sans Tickets (JST). Une manifestation qui a été réprimée par les forces de l’ordre déployées en masse à Sanar pour libérer la RN2.
Pendant plusieurs heures gendarmes et étudiants ont échangé des tirs de gaz lacrymogènes et de jets de pierres. Avant que ces derniers ne soient repoussés dans l’enceinte de leur campus par les tirs de lacrymogènes nourris des hommes en bleu. Même si aucun blessé ou arrestation n’a été signalé de part et d’autre, les stigmates des affrontements sont encore visibles sur le terrain.

Pour rappel la Coordination des étudiants de Saint-Louis observe des journées sans tickets (JST) depuis plus d’un mois, occasionnant une perte interne de 40 millions de F Cfa et plus de 360 millions F Cfa à payer aux repreneurs privés des restaurants universitaires. Une situation qui a poussé le DG du Crous à mettre en exécution sa menace de fermer les restaurants en attendant que les étudiants reviennent à la raison et arrêtent les JST.
Après les affrontements avec les forces de l’ordre sur la RN2, la Cesl a décrété la cessation de toutes activités pédagogiques jusqu’à la réouverture des restaurants universitaires.
Un face-à-face entre étudiants et direction générale du Crous qui n’augure rien de bon pour une année universitaire apaisée si des négociations sérieuses ne sont pas rapidement ouvertes.

