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Ziguinchor : « Le tourisme se meurt au Cap-Skirring, 2000 emplois sont directement menacés », alertent les syndicalistes de l’hôtellerie

De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor

 

Le tourisme au pays de la Téranga, se noie sous le regard impuissant des hôteliers. La pandémie de la Covid-19 est venue portée le dernier coup K.O à un secteur jadis très flamboyant mais qui au fil du temps perd du terrain miné par des difficultés de toutes sortes…En Casamance les acteurs alertent l’Etat afin de sauver un secteur d’activité rentable qui est presque au point mort…

Le tourisme se meurt au Cap-Skirring, site balnéaire situé dans le département d’Oussouye et qui, comme Kafountine dans le Bignona, est l’un des principales localités touristiques de la région naturelle de la Casamance. Conséquences ? Plus de deux mille (2000) emplois sont directement menacés. C’est le constat relaté, vendredi soir à Ziguinchor, par les syndicalistes de l’hôtellerie et de la restauration, qui ont bouclé une tournée syndicale de 5 jours dans la région de Ziguinchor.

En effet, selon El Hadji Ndiaye, secrétaire général du Syndicat National de l’Hôtellerie, de la Restauration, Café, Bars et Casino du Sénégal (SNHRCBCS), « ce que nous avons vu ces jours-ci dans la région de Ziguinchor, et surtout au Cap-Skirring, est inadmissible. En effet, le Cap-Skirring qui accueillait tellement de touristes qu’il pouvait à lui seul entretenir toute la région de Ziguinchor, est complétement vide maintenant ; autant dire que le tourisme se meurt au Cap-Skirring ».

Pour lui, la première conséquence de ce constat est que « les quelque 2000 emplois étroitement liés et dépendants du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration etc. sont directement menacés, tous ces gens-là sont au chômage actuellement. Nous demandons à l’Etat de faire une geste pour sauver ces emplois, notamment en revoyant sa politique touristique qui, dans cette zone, dépend entièrement d’une seule chaîne hôtelière étrangère ».

A l’en croire, « la pandémie de la Covid-19, nous a enseignés que dans le secteur du tourisme au niveau international, y compris sur tout le territoire sénégalais, le principe est du chacun-pour-soi, par conséquent le Sénégal doit travailler à être autonome en matière touristique comme le Maroc et la plupart des pays du Maghreb ».

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Khadim FALL

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