De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
» Contribuer à l’éradication de la Mendicité forcée des Enfants au Sénégal « , c’est le thème qui a réuni durant deux jours société et représentants de l’Etat. Un atelier de mise a niveau au profit des membres du Comité Départemental pour la Protection de l’Enfance (CDPE) de Diourbel sur le cadre légal relatif à la protection des enfants et sur les projets de réforme des daaras.
Présidé par l’adjoint préfet du département de Diourbel Macodou Sy, en présence du coordonnateur régional de la RADDHO Malick Ciré SY et l’ensemble membres de la CDPE de Diourbel, au cours de ses deux jours de travail, les acteurs ont eu à être capacités sur les mécanismes de coordination de la SNPE et sur les projets de réforme des daaras pour lutter contre la mendicité forcée des enfants.
Selon le coordonnateur régional de la RADDHO Malick Ciré Sy, » cet atelier qui fait suite à beaucoup d’ateliers que la RADDHO a eu à faire sur le projet « contribuer à l’éradication de la Mendicité forcée des Enfants au Sénégal ». Poursuivant, Malick Ciré Sy plaide pour le vote de la loi sur la modernisation des daaras. » il faut tout de suite et maintenant faire en sorte que la loi d’orientation des daaras puisse être votée. Et là aussi, nous demandons au président de la république de faire voter cette loi, mais aussi de prendre les décrets d’application parce que rien ne sert au 21e siècle qu’on continue de forcer des enfants à mendier. C’est une exploitation, c’est une atteinte aux droits humains « , affirme-t-il.
Les deux représentants des daaras qui ont pris part à cet atelier, se disent favorable de l’adoption de ces projets de réforme pour la modernisation des daaras. Mais, ils ont émis certains problèmes comme sur les questions des conditions de vie des enfants dans les daaras pour éradiquer la mendicité des enfants et les problèmes d’obtention d’acte d’état civil de la majorités des pensionnaires des daaras qui n’ont pas de papier, qui peuvent compromettre la réalisation de ces projets de réforme des daaras.
Les panélistes ont aussi portés leur plaidoyer sur les extraits de naissance, l’accès à l’état civil de ses enfants talibés, car la plupart n’en ont pas. » c’est un programme que nous au niveau de la RADDHO qu’on va porter pour faire en sorte que ses enfants là puissent obtenir des extraits de naissance. On va le faire aussi avec d’autres ONG de la place et avec le tribunal. Cela veut dire qu’on va faciliter au niveau du tribunal, l’organisation d’audience foraine. Ça ne va pas s’arrêter seulement à Diourbel, ce sera peut être un peu partout dans le Sénégal. Mais moi en tant que coordonnateur de la région de Diourbel, je peux dire que ce sera fait au niveau même des points les plus reculés de la région », martèle le coordonnateur régional de la RADDHO ».

