De Adama Séne correspondant Teranganews à Saint-Louis
Situé entre la mer et le fleuve, le quartier de Santhiaba ou Ndar-Toute dans la Langue de barbarie connaît toujours des difficultés dans le ramassage des ordures ménagères, malgré les moyens colossaux déployés par l’équipe municipale pour lutter contre l’insalubrité. Des doléances que le conseil de quartier a porté à l’attention de l’adjointe au maire, chargée du cadre de vie, en visite d’échange avec les populations sur le programme « zéro déchet dans la ville de Saint-Louis ».
A en croire le président de ladite structure, leur quartier a une spécificité que les autres localités de la commune n’ont pas. « Santhiaba est bordé des deux côtés par des cours d’eau et les rues sont sablonneuses, donc inaccessibles pour les benne-tasseuses. La seule et unique voie de ramassage est l’avenue Dodds qui traverse le quartier jusqu’à Goxu Mbacc. Ce qui constitue un véritable problème d’évacuation des ordures pour les populations et les services de nettoiement malgré les sensibilisations quotidiennes de bonnes volontés du quartier » a déclaré le président Oumar Sow. Avant d’inviter le maire et son équipe à donner plus de considération aux Gie Cetom dans le système de ramassage s’ils veulent que le programme réussisse dans le quartier.
« Les populations sont conscientes et ont compris que désormais que la propreté et la gestion des ordures de la localité sont l’affaire de tous. D’ailleurs le programme « un domicile, une poubelle » a été chaleureusement accueillie, mais pour éviter le dépôt sauvage des ordures sur les berges du fleuve ou leurs déversements à l’angle des rues, il faut augmenter les moyens des Gie Cetom et renforcer leur capacité d’intervention dans la collecte des déchets. Les ordures ne peuvent être ramassées efficacement que par des charrettes pour ensuite être acheminées aux bennes à des heures précises » a ajouté le délégué de quartier, le vieux Alioune Diop.
Pour l’adjointe au maire, coordonnatrice du programme « zéro déchet dans la ville de Saint-Louis », la bataille contre l’insalubrité ne peut être gagnée que par l’implication de toute la communauté. « Soyez rassurés, toutes les suggestions seront prises en compte pour rendre la ville son lustre d’antan. Mais pour arriver à cet objectif, il faut que les populations s’organisent autour des actions de la municipalité et de ses services techniques municipaux en changeant certains comportements peu citoyens qui ne facilitent pas la collecte des ordures » a soutenu Adja Fatou Diouf Séne. En attendant que leurs doléances trouvent des solutions auprès des autorités municipales, le conseil de quartier de Ndar-Toute s’est réjoui des jalons déjà posés et s’est engagé aussi auprès de la mairie dans la lutte contre les dépôts sauvages des ordures.

