Les causes réelles de la maladie mystérieuse apparue à Thiaroye-Sur-Mer et dans d’autres localités du pays ne sont pas encore connues malgré les analyses effectuées suite à des prélèvements opérés sur des zones géoréférencées mais aussi sur des pêcheurs. La seule certitude tirée des premières conclusions, c’est la présence de produits toxiques. Et, pour en avoir le cœur net, les auteurs du rapport suggère à l’Etat de soumettre les résultats à un toxicologue.
Les premiers résultats des analyses de la maladie dermatologique notée chez des pêcheurs rentrés de haute mer sont connus. Et, des prélèvements de trois échantillons d’eau de mer, un autre échantillon d’équipement d’un pêcheur (gants) et quatre échantillons de poissons ont donné les résultats suivants selon lla Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) a commis le Centre Régional de Recherches en Écotoxicologie et Sécurité Environnementale (Ceres-Locustox) : du soufre (+96% de probabilité) mais aussi de l’acide phtalique (60% proba), de l’acide hexadecanoique, de l’acide benzène dicarboxylique ont été trouvés dans les échantillons d’eau de mer et de gants de pêcheurs.
A la suite de ces conclusions, les spécialistes ont invité l’État à soumettre les résultats aux toxicologues pour en savoir plus davantage, souligne le rapport d’analyse, cette fois ci en orientant les recherches sur les filets utilisés par les pêcheurs.
En effet, il ressort l’égide de la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) qui a commis le Centre Régional de Recherches en Écotoxicologie et Sécurité Environnementale (Ceres-Locustox) comme laboratoire devant assurer les analyses par screening en Chromatographie en Phase Gazeuse couplée à la Spectrométrie de Masse (GC-MS) des échantillons d’eau de mer prélevés au niveau des points géoréférencés.
C’est ainsi qu’une équipe mixte, composée de deux agents de Ceres-Locustox, un (01) agent de la DEEC, un Gendarme de l’environnement et un représentant de l’Association des pêcheurs, a effectué les prélèvements au niveau de quatre sites de Dakar à Popenguine. Trois échantillons d’eau de mer, un échantillon d’équipement d’un pêcheur (gants) et quatre échantillons de poissons y ont été prélevés.
Les analyses demandées par la DEEC sont un large screening des échantillons pour la recherche de pesticides, de HAP, de résidus médicamenteux ainsi que le screening par GC-MS des échantillons en utilisant la bibliothèque NIST. Sous la supervision de la Gendarmerie de l’Environnement, les échantillons ont été prélevés, conditionnés dans des contenants adéquats et acheminés au Laboratoire de Chimie Environnementale de CERES-Locustox.
Selon le laboratoire, au regard de la présence quasi permanente dans les quatre échantillons d’eau, d’acide phtalique, de souffre, de l’acide benzene dicarboxylque et de l’acide hexadecanoique, il faudra soumettre ces résultats d’analyse aux toxicologues et orienter les recherches sur les filets utilisés par les pêcheurs.
Réaction du ministre de la Pêche : »l’origine de la maladie n’est pas chimique », Alioune Ndoye
Selon le ministre de la Pêché, Alioune Ndoye, « elles ne révèlent pas de pollution chimique et autres des zones concernées.»
« Notez que pour l’instant les premiers résultats nous sont remontés et il ne s’agit pas de pollution chimique et autres. Les recherches s’orientent vers les filets utilisés. En tout cas, la recherche s’oriente vers ça, mais tous les prélèvements aujourd’hui faits ne révèlent pas de pollution chimique et autres des zones concernées », a-t-il indiqué.
M. Ndoye s’exprimait à la clôture de la célébration dans l’espace de la sphère ministérielle de Diamniadio de la Journée mondiale de la pêche artisanale qui a réuni des représentants de toutes les régions de ce secteur ainsi que des officiels et des partenaires techniques et financiers.
« Donc, ce n’est pas la première piste qui est avérée. Rassurez les populations que les ressources halieutiques ne sont en rien concernées et contaminées. Elles peuvent consommer du poisson », a-t-il expliqué.
« Tous les débarquements font l’objet de prélèvement au Sénégal et d’analyse. C’est pourquoi, nous avons des Laboratoires des services pêche dans les quais et les lieux de débarquements. S’il y avait un risque, je pense que ça aurait remonté au niveau des décideurs », a-t-il ajouté.

