La couperet est finalement tombé sur le premier président de la Cour d’appel de Kaolack, lui qui avait porté plainte contre son collègue magistrat Yaya Amadou Dia, qui l’avait accusé de «corruption et d’avoir libéré un criminel».. Ousmane Kane a reçu « le blâme » comme sanction.
Les choses ont finalement tourné contre le premier président de la Cour d’appel de Kaolack qui avait porté plainte contre son collègue magistrat Yaya Amadou Dia. Ousmane Kane a reçu « le blâme » comme sanction.
En effet, le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature lui a servi hier un blâme. On lui reproche d’avoir tenu une conférence de presse après les accusations du juge Yaya Amadou Dia à son encontre. Le Premier président de la Cour d’Appel de Kaolack a été jugé et condamné pour avoir tenu une conférence de presse en réponse au juge Yaya Amadou Dia, qui l’avait accusé de «corruption et d’avoir libéré un criminel».
Mais cette décision du Conseil de discipline suscite un tollé au niveau de la justice, notamment au sein du corps. Plusieurs raisons justifient ce cri d’indignation. En effet, Ousmane Kane, au lieu d’être entendu par l’Inspection générale de l’administration de la justice (Igaj) en tant que plaignant comme il s’était présenté, il a été interrogé comme plaignant mais les conclusions de l’Igaj ont retenu la nécessité de le poursuivre. Alors que le juge Yaya Amadou Dia a déféré en compagnie de ses avocats devant l’Igaj, Ousmane Kane n’a pas eu cette possibilité. Parce qu’il a été convoqué comme plaignant. Dans ce renversement de situation, l’Igaj ne lui a donc pas permis de bien se défendre, selon notre source.
Ensuite le juge Ousmane Kane avait au préalable requis et obtenu l’autorisation expresse du ministre de la Justice, Me Malick Sall. D’ailleurs dans son rapport, l’Igaj reconnaît que le Premier président de la Cour d’Appel de Kaolack avait informé la Chancellerie de ce projet de point de presse et obtenu son accord.
Ousmane Kane peut toutefois attaquer cette décision devant la Cour de cassation.

