De Adama Séne correspondant Teranganews à Saint-Louis
Les changements climatiques, la rareté du poisson dans les côtes sénégalaises et la délivrance abusive de licences de pêche â des bateaux étrangers pour opérer dans nos eaux maritimes, sont souvent des arguments brandis par les jeunes pêcheurs pour s’adonner à l’émigration clandestine. Ainsi pour renverser la tendance et maintenir les acteurs de la pêche dans leur milieu, il faut qu’une alternative leur soit proposée. Raison pour laquelle une trentaine de responsables d’organisations de pêcheurs de la Langue de Barbarie suivent une formation en pisciculture.
A en croire le Dg de l’Adepme, l’installation de Pme piscicoles peuvent être des solutions avec la création d’emplois décents et freiner l’émigration irrégulière des jeunes. « L’objectif est de trouver des solutions, des alternatives pour permettre aux pêcheurs de devenir des entrepreneurs et aux Gies de fournir davantage de poissons, de développer des activités et de générer des ressources pour leurs familles sur place. La formation vise également à donner aux pêcheurs de Saint-Louis les connaissances élémentaires de l’activité piscicole, puisque nous sommes dans une période de changement climatique ou il y a moins de poissons, moins de prise. » a soutenu ldrissa Diabira,
Selon toujours M. Diabira, la pisciculture présente beaucoup d’avenir et de pistes surtout au moment où on voit l’émigration clandestine reprendre de plus belle. » Si cette émigration irrégulière est revenue en force, c’est parce que les jeunes n’ont pas d’avenir et l’avenir c’est d’abord la formation. S’ils savent qu’ils peuvent être bien formés ici au Sénégal et entreprendre, ils ne penseront plus aux voyages périlleux » a-t-il ajouté. Ce qui a été confirmé par un des bénéficiaires de la formation et par ailleurs ancien émigré clandestin. « J’ai passé 04 ans en Espagne en tant que clandestin, j’ai vu et je connais la situation qui sévit en Europe ce que les jeunes vivent là-bas. Je suis certain que, si cette formation en pisciculture est mise entre de bonnes mains, beaucoup de jeunes ne vont plus penser à l’émigration clandestine. Tout ce que l’on demande, c’est d’être bien accompagné par l’ Adepme ou autres structures de financement et d’accompagnement des jeunes » , a expliqué Mbaye Gueye.

