Quelque 500 organisations implantées dans une centaine de pays soutiennent l’annulation de la dette publique africaine. Enduite dans une crise économique exacerbée par le Covid-19, l’Afrique espère une annulation de sa dette. En plus de ses dirigeants, elle peut compter sur le soutien de 500 organisations syndicales et de la société civile issus de 100 pays , des syndicats de travailleurs, des milieux universitaires qui s’étaient réunis au centre de conférence de Diamniadio pour mettre en place les méthodes pour une implantation optimale de l’Iada à travers notamment un comité national pays pour le Sénégal.
Une incitative pilotée par Mody Guiro et Youssou Ndour suite à l’appel du Président Macky Sall qui avait, au début de la pandémie de Covid-19, exhortait les partenaires à éponger la dette africaine pour permettre aux pays de mieux faire face à la maladie et préparer la relance des économies durement impactées.
D’après les notes présentées par l’Iada lors de la rencontre, le service de la dette absorbe en moyenne 14% des revenus des pays africains mais aussi que les moratoires, annulations partielles, rééchelonnements opérés n’ont nullement permis la disponibilité de ces fonds pour les besoins des populations ni même une réduction du volume de la dette.
Pour Mody Guiro, coprésident de l’Iada, les pays africains font face à trois défis : contrer la maladie, relancer l’économie et satisfaire les besoins des populations «L’annulation de la dette peut épargner des centaines de milliards de dollars aux pays africains. Nous nous engageons dans ce combat et appelons tous les Africains à une mobilisation massive», a-t-il ainsi indiqué.

