A LA UNE Actualité Kaolack societe

Journée internationale de la fille : A Kaolack, les mariages précoces toujours d’actualité

Parmi les facteurs contribuant à la persistance des mariages précoces figurent la pauvreté, les croyances religieuses, les grossesses précoces. C’est ce qu’ont relevé dimanche 11 octobre à Kaolack (centre) des participants à un panel consacré au sujet.

‘’Les causes des mariages précoces sont multiples tout comme leurs conséquences. Mais les croyances socio-religieuses, les grossesses précoces favorisent le phénomène’’, a avancé-Mariama Cissé Niass, coordonnatrice de l’AEMO (Action éducative en milieu ouvert) au cours de la rencontre initiée par Plan International dans le cadre de la Journée internationale des filles.

S’appuyant sur des statistiques officiels, Anta Dièye, une jeune informaticienne a rappelé que les mariages précoces étaient surtout identifiés à Kolda avec un taux de 68 %, à Matam (57 %) alors que Kaolack affiche un taux de 39 %.

‘’Pour mener à bien la lutte on doit impliquer les filles dans le combat pour qu’elles contribuent à la sensibilisation surtout dans les réseaux sociaux’’, préconise-la jeune dame.

Pape Sidi Diop de faire valoir, que ‘’les revendications des femmes portent souvent sur l’excision, la grossesse précoce, l’exploitation, les travaux domestiques alors que les filles ont des préoccupations liées à leur droit à l’éducation par exemple’’. Le directeur régional de Plan International a donc insisté sur l’importance de la célébration d’une telle journée permettant de différencier les revendications des filles et des femmes.

Initiée depuis 2012 par l’ONU, cette journée de cette année 2020 a eu pour thème : Liberté et Sécurité en ligne. Même si, le bureau régional de Plan à Kaolack a pris un thème particulier qu’est le mariage précoce.

A propos de l'auteur

Mame Khary Leye

Laissez un commentaire