Le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération Amadou Hott a présenté la nouvelle orientation, dénommée Programme d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A). Et, pour financer ce programme, Amadou Hott a déclaré que le Sénégal va se contenter du financement octroyé par les partenaires aux développements à savoir la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence Française de Développement (AFD)…pour financer son plan de relance économique post COVID-19.
Après une étude approfondie, Ces financements seront basés sur des consensus plus rentable avec des maturités plus longues, c’est à dire en mode «partenariat public-privé (PPP)» qui nécessite des mécanismes de financements innovants articulés autour des fonds d’amorçage, des fonds de garantie et d’appui au Secteur Privé et cela devra permettre au Sénégal d’assurer un développement autocentré, basé sur «le produire local» et «le consommer local» avec la nouvelle doctrine de Relance autour d’un triptyque de soutien au PAP2A, à savoir ajuster-accélérer-attaquer (AAA). Dans ce cas de figure, l’Etat ne va pas s’endetter, c’est le privé qui va investir son argent dans les projets (risque de son capital). Les partenaires vont s’endetter sur les marchés financiers pour exécuter leurs projets sans que l’État ne garantisse ce financement. Sans oublier que le Sénégal affiche une dette qui représente environ 70 % du PIB, selon les statistiques officielles.
Adopté ce 29 septembre, le plan de relance nécessite 22,4 milliards d’euros de financements d’ici à 2023 soit 26,2 milliards de dollars sur une période de 5ans (2019/2023) reparti comme suit : le secteur privé contribuera à hauteur de 4770 milliards (8,5 milliards de dollars) et les 9942 milliards (17,7 milliards de dollars) restants des partenaires aux développements, avec un fort concours attendu des entreprises.

