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À Saint-Louis, les artistes s’engagent pour plus de conscience citoyenne

De Adama Séne correspondant Teranganews à Saint-Louis

La sensibilité de la situation environnementale, sanitaire, sécuritaire et économique de la vieille cité de Ndar, n’a pas laissé de marbre les artistes résidents ou ressortissants de Saint-Louis. Une vingtaine de musiciens dont  certains de classe internationale ont réalisé un produit musical et un clip pour attirer l’attention des autorités sur les véritables problèmes de  la ville de Saint-Louis. Intitulé « Dëkk bi », ce titre est  également  une invite adressée   aux populations à prendre leur responsabilité face aux difficultés dont elles sont confrontées.

Pour mieux faire passer leurs messages à la communauté et aux dirigeants  locaux et nationaux,  les artistes dans un élan de solidarité se sont interrogés  sur la contribution qu’ils peuvent apporter à la nation et au pays. Raison pour laquelle, face à la presse,  l’international koriste et responsable des paroles de la chanson, Abdoulaye Cissoko,  a déclaré que le titre « Dëkk bi », est un combat collectif des artistes de Saint-Louis qui œuvrent avec la voix à la construction de leur cité et de leur pays. D’ailleurs dans le clip réalisé en partenariat avec Cinékap qui accompagne la production musicale, les musiciens ont y ont passé des messages assez forts, où chacun a joué sa partition, dans un registre qui lui est propre.

La protection de l’environnement y a occupé  une importante.  On y remarque des artistes travaillant pour la  protection de  la dune de la Langue de Barbarie, nettoyant les plages et les berges du fleuve, incitant les jeunes au travail et à l’amour de leur ville et de leur patrie. « A côté de Abdou Guité Seck, ils se sont défoncés bénévolement pour que cet opus soit un support d’éveil de conscience pour les populations» a souligné M. Cissoko.

Revenant sur la genèse de l’œuvre musicale, le Directeur de l’Institut français de Saint-Louis, Marc Monsallier,  a expliqué que le confinement et l’arrêt des activités culturelles pendant la pandémie de la COVID-19 ont été mis à profit par les artistes de Saint-Louis pour la production de cet opus. Avant de rendre hommage à deux monuments de la musique sénégalaise,  Abdoulaye Cissoko et Henry Guillabert qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de «Dëkk bi ». Selon lui, les vingt musiciens qui ont posé leurs voix,  ont travaillé dur pendant des mois sur les paroles et l’arrangement musical de «Dëkk bi »   sous la houlette de ces deux grands noms de la culture saint louisienne et sénégalaise

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Khadim FALL

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