Dans l’affaire de la drogue dissimulée dans des tablettes de chocolat, la nationalité marocaine des personnes arrêtées a conduit des médias en ligne à des extrapolations absurdes.
En journalisme, ne dit-on pas que les faits sont sacrés ? Ce principe fondamental recommande une prudence dans la relation des événements.
Récemment, la Gendarmerie sénégalaise a arrêté deux étudiants marocains dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue.
Dans leur traitement de cette information, certains sites en ligne ont indiqué l’implication dans ladite affaire du fils d’un « proche » du Roi Mohammed VI.
Cependant, il faut regretter la course effrénée au sensationnel qui caractérise ces articles. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’étudiants marocains que la responsabilité du Royaume doit être engagée.
Le Maroc est respectueux des lois étrangères. Dans ce cas précis, si la culpabilité des mis en cause est établie, qu’ils soient jugés et condamnés selon les lois sénégalaises.
Il est saugrenu d’associer un pays à un fait divers. Sinon tous les États du monde seraient mis en accusation du fait des agissements délictueux de leurs nationaux.
Certains sites, connus pour leur penchant au mercenariat journalistique et obéissant aux ordres de parties obscures, se complaisent dans cet exercice. Mais celui-ci est loin de répondre aux nobles principes du journalisme.

