En cette période de pandémie de COVID-19, la sécurisation des frontières terrestres reste et demeure une priorité pour les autorités gouvernementales. C’est dans ce contexte que le chef d’état-major des armées a effectué une visite de terrain dans le département de Dagana (région de Saint-Louis) pour sensibiliser et remobiliser ses troupes déployées dans les communes de Ronkh et de Rosso-Sénégal. Deux collectivités locales qui ont été choisies après une analyse très approfondie de la situation.
A en croire les responsables de la sécurité, ces localités constituent d’importants points de passages de la frontière Nord, donc une potentielle porte d’entrée et de propagation du COVID-19. « Ce dispositif dans les deux communes est très pertinent dans la mesure où il permet d’avoir une surveillance permanente et très efficace de la frontière. Certes, c’est un dispositif de l’armée, mais il inclut aussi les autres forces de sécurité et les autorités locales. Cette synergie des efforts permet de lutter plus efficacement contre la prolifération des points de passage à la frontière » a soutenu le général Birame Diop. Avant de rappeler que la visite se déroule dans un contexte très particulier parce que le Sénégal, comme beaucoup d’autres pays dans le monde, traverse une crise sanitaire. Raison pour laquelle, a-t-il déclaré, l’armée fidèle à sa mission c’est résolument engagée auprès des populations pour apporter son concours.
«Dans cette crise sanitaire, au-delà de l’aspect sécuritaire, les armées interviennent sur le plan humanitaire. L’armée est en train de contribuer à la bonne distribution des vivres que les populations reçoivent de l’Etat. Elle est également est très impliquée dans les opérations de riposte à la propagation du Covid 19 en jouant un rôle important dans le respect des mesures exceptionnelles qui sont prises dans le cadre du couvre-feu et l’état d’urgence sanitaire » a renseigné le général Diop. Selon toujours lui, l’armée aussi participe dans le plan sécuritaire de la situation de pandémie comme elle le fait d’ailleurs en temps normal.
«Les préoccupations sécuritaires sont plus aiguës aujourd’hui au niveau de nos frontières. C’est pourquoi l’armée s’articule pour être à la hauteur des nouveaux enjeux sécuritaires dans les frontières. Ainsi donc nous avons de nouveaux postes additionnels de sécurité et mobilisé plus de personnels. Mais comme le travail, nous le faisons avec d’autres forces de défense et sécurité. J’ai exhorté les troupes visitées de mutualiser leurs efforts et de travailler main dans la main avec les autorités administratives mais aussi avec les élus locaux et les populations dans leur entièreté pour pouvoir avoir des résultats probants et ne pas décevoir nos autorités » a conclu le Cemga, général Birame Diop.

