De Amédine FAYE, correspondant TerangaNews Tambacounda.
Le 14 mars dernier, le Président de la république Macky Sall avait annoncé l’arrêt des enseignements dans les écoles et universités dans le souci d’endiguer la large diffusion du Covid-19. Près de deux mois plus tard, c’est toujours le statu quo, pire les sénégalais doutent de la réouverture des écoles, vu la progression de la pathologie.
Malgré cette longue suspension des enseignements, à Tambacounda, les écoles privées continuent toujours de recevoir les parents d’élèves. Ces derniers, même si c’est en petit nombre, viennent s’acquitter des frais de scolarité de leurs enfants.
Moins de 54% des parents d’élèves ont payé la scolarité de ces derniers mois, regrette Mme Diallo, directrice de l’école élémentaire du Village d’enfants SOS de Tambacounda. D’après elle, c’est sur ces ressources que compte l’école pour prendre en charge certains aspects de son fonctionnement.
Kaba, fonctionnaire de l’Etat, lui, a décidé de ne pas payer les mensualités de ses trois enfants en cycle primaire dans le privé. La raison avancée : « Je n’ai pas payé, parce qu’ils sont restés deux mois sans apprendre », s’est-il confessé.
Sa décision rejoint celle de cette commerçante, mère de trois enfants, dont l’un est dans le privé. Tout le contraire de M. Touré, enseignant de son état. Lui souhaite devant cette nouvelle situation inattendue et imposée par la crise sanitaire que les établissements privés et les parents d’élèves puissent se retrouver autour d’une table pour arrondir les angles à propos des mensualités.
A Tambacounda, la majorité des parents d’élèves rencontrés motivent le non-paiement de la scolarité par la suspension des enseignements. Cela peut engendrer des difficultés financières aux établissements privés, obligés de faire face à des charges liées surtout à la rémunération du personnel enseignant.

