C’est le chaos sur les places boursières du monde entier. À Tokyo, le Nikkei a clôturé sur une chute de plus de 5%, du jamais vu depuis deux ans. De nombreuses entreprises perdent de l’argent. Les chaînes de production sont désorganisées, les avions cloués au sol, des centaines de salons et manifestations sont annulés les uns après les autres.À cette crise du coronavirus s’ajoute une crise pétrolière massive. Le baril de brut a perdu le tiers de sa valeur sur les marchés asiatiques. Une chute aussi spectaculaire en une seule séance, c’est du jamais vu depuis la guerre du Golfe en 1991. Et c’est bien une nouvelle guerre qui fait paniquer les marchés.
Gros plongeon également sur les places européennes. La Bourse de Londres s’est écroulée de plus de 8%. Milan, la capitale financière de l’Italie est en quarantaine et subit de lourdes pertes. Son indice a flanché de 8%. Les Bourses de Paris et Francfort ont dévissé de plus de 7%. Les marchés redoutent une débâcle économique. Avec l’épidémie de coronavirus, la baisse de la consommation risque de se prolonger.
Mais également la chute des cours inquiète fortement l’Afrique et ses partenaires. On se souvient que la crise de 2014-2015 avait quasiment mis à genoux l’Afrique centrale. Des pays comme le Tchad, le Gabon, la République du Congo n’ont dû leur salut financier qu’à l’intervention du FMI. On avait d’ailleurs frôlé la dévaluation du CFA en Afrique centrale. Autant dire que personne n’a envie de revivre un tel scénario. En attendant, les producteurs africains devront réduire leurs dépenses publiques. Et sans doute demander à nouveau l’aide du Fonds monétaire international.

