De Adama SENE, TerangaNews Saint Louis
La mort a encore frappé dans la Oumah islamique de la ville de Saint-Louis. Après Serigne Zeynou Abedine Diop, décédé la semaine dernière, la capitale du Nord s’est réveillée dans la tristesse et la consternation en apprenant la mort du célèbre chanteur de khassaides mouride, Serigne Cheikh Abdoulaye Niang.
Longtemps alité pour des raisons de maladie, le chanteur préféré de Serigne Abdou Lahat Mbacké, dont lui seul avait le secret de chanter les écrits de Borom Touba s’en est allé à jamais. Après l’annonce de son décès, les témoignages des saint-louisiens, toutes confréries confondues ont été unanimes envers l’homme pour son ouverture, sa disponibilité, sa dévotion sur le chemin du mouridisme. A en croire certains membres du bureau du kurel des deux rakaas, Serigne Abdoulaye Niang était unique dans son genre.
» Il était l’ami de tout le monde mais il a consacré toute sa vie à Serigne Touba et sa famille. La communauté mouride a perdu, la Oumah islamique aussi. Il avait fait l’unanimité du fait qu’il était parmi les meilleurs chanteurs de khassaides de son époque. Heureusement, il a laissé de dignes enfants derrière lui pour perpétuer son oeuvre », a soutenu Khadim Kassé, un voisin du vieux Niang.
Serigne Abdoulaye Niang est né en 1927 à Diourbel, mais la vieille cité l’a adopté depuis sa tendre enfance et il s’y plaisait. Il sera inhumé à 17 heures à Touba auprès de son serviteur Khadim Rassoul.

