De Adama SENE TerangaNews Saint-Louis
Les dégâts collatéraux constatés sur le terrain sont très énormes vingt-quatre après les violents affrontements entre les populations de Guet-ndar et les forces de l’ordre. En effet dans leur furie, les manifestants ont cassé et incendié tout sur leur passage. Une violence inouïe qui a eu raison des sièges du Centre de Documentation et des Archives de l’OMVS (CDA) et de l’Agence régionale de la Senelec. Des infrastructures qui ont été complètement réduits en cendre et en tas de débris par les contestataires. Le parking de l’hôpital régional n’a pas été épargné puisque 05 véhicules particuliers ont été caillassés obligeant le personnel à observer 48 heures de grève.
Le personnel du CDA de Saint-Louis est envoyé au chômage technique pour de longs mois encore, vu l’ampleur des casses. Au siège sis à Santhiaba, c’est la désolation et la tristesse qui se lisent sur tous les visages. Le bâtiment de deux étages est totalement calciné et toutes les installations détruites. D’un coût de 800 millions de F CFA, ce joyau qui est la mémoire de l’OMVS a été pris à partie par les manifestants qui n’ont trouvé rien de mieux que d’y mettre le feu compromettant ainsi le travail de plusieurs années effectués par des professionnels de l’archivage au bénéfice de la communauté OMVS. D’ailleurs le Haut-Commissaire a fait le déplacement dans la capitale du nord pour constater de visu les dégâts et rappeler à la face du monde la solennité que joue ce bâtiment, symbole de la paix, de la solidarité et de la fraternité entre les peuples membres de l’organisation sous régionale mais surtout l’importance à préserver les archives. « Détruire des archives, c’est mettre en parenthèse le témoignage des pans de l’histoire de l’humanité, des individus et des familles. Brûler ou détruire les archives, c’est aussi nier le savoir, faire obstruction à l’accès à la connaissance, à l’information et à la démocratisation des savoirs », a soutenu Amed Diané Séméga. Pour le Haut-commissaire de l’OMVS, c’est très regrettable et triste mais il faut reconstruire et tenter de réussir la mission confiée par les chefs d’Etat membres de l’organisation par la transformation des vies des peuples en mieux-être. « Par la grâce de Dieu, la mémoire de la documentation est sauvée car les manifestants n’ont pu défoncer la porte de la salle informatique pour y mettre le feu. Donc si cette seule salle est épargnée du saccage, nous y voyons la main de Dieu. Mais nous profitons de cet instant pour lancer un appel à tout manifestant d’éviter de telles bévues », a déclaré M. Séméga.
Un bijou d’un milliard de francs Cfa vandalisé
A l’agence régionale de Senelec de la vieille cité, il n’en reste plus de vitres, d’ordinateurs et de meubles de bureau dans les locaux de la rez-de-de chaussée. Dans leurs affrontements avec les policiers, les manifestants guet-ndariens ont caillassé les bureaux de la société de distribution de l’Electricité réduits le local en tas de débris de verres et de chaises et meubles cassés. Une situation qui a été vigoureusement déplorée par le secrétaire général de la boite dépêché sur les lieux pour s’entretenir avec le personnel traumatisé par la tournure des événements. A l’en croire, les dégâts sont considérables et les clients en sentiront les conséquences à l’accueil. « Sans donner un chiffre exact, les dépenses pour la réparation des casses tourneront aux environs de 50 à 75 millions. Une enveloppe qui devait aller servir ailleurs au bénéfice des clients et usagers de la Senelec. Rien n’a été épargné, toutes les vitres des caisses, des bureaux et de la face du bâtiment ont été cassées. Pourtant la Senelec n’a rien à voir des motifs de la manifestation. Alors nous ne pouvons plus être la société qu’il faut détruire à chaque manifestation. Raison pour laquelle, nous invitons les populations à utiliser d’autres formes de contestations pour se faire entendre au lieu de tout casser parce que les infrastructures détruites nous appartiennent tous et doivent être protégées », a appelé-Moussa Diéye. Il faut également signaler que la circulation n’est pas encore rétablie entre la Langue de Barbarie et le reste de la ville de Saint-Louis. Les deux camps se regardent en chien de faïence.
Une situation qui paralyse toutes les activités économiques dans cette partie de la commune.

