Trois ans après le meurtre de la vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Fatoumata Mactar Ndiaye, le procès de son présumé meurtrier s’est ouvert ce mardi 7 janvier 2020 à la chambre criminelle du Palais de justice de Dakar.
La défense a sollicité le renvoi du procès pour «mieux s’imprégner du dossier». «Les documents sont incomplets. Nous n’avons pas les procès-verbaux d’enquête de police, du Doyen des juges d’instruction et de l’ordonnance de renvoi, en sus, des avis et des convocations du juge d’instruction pour les parties civiles et les témoins. Nous avons besoin de tous les éléments. Il s’y ajoute que l’affaire vient pour la première fois devant votre juridiction. Nous demandons le renvoi », a dit Me El Mamadou Ndiaye, un des avocats de la défense.
Mais, le président de la chambre criminelle estime que toutes les conditions sont réunies pour la tenue de l’audience.
Après une suspension, le procès a démarré par des exceptions aux fins d’annulation de la procédure. La défense a évoqué le non-respect du règlement numéro 5 de l’Uemoa. Mais le juge a préféré joindre l’exception au fond pour démarrer le procès proprement dit.
L’interrogatoire d’audience a ainsi démarré avant que les 13 témoins cités dans cette affaire ne défilent devant la barre.

