De Abdoulaye Faye, correspondant Téranganews à Diourbel
Au niveau national, les enfants représentent 49% de la population totale du Sénégal. Ainsi, selon la SNPS (Stratégie Nationale de Protection Sociale, 2017), 32% des enfants de 10-14 travaillent et assument des responsabilités d’adultes. Ces enfants sont exposés à toutes sortes de menaces, risques et dangers liés à leurs activités quotidiennes.
Dans le but de répondre à tous ses problèmes et améliorer les conditions de vie des enfants, l’Etat du Sénégal a mis en place la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant (SNPE). Cette stratégie entre dans le cadre de la mise en place d’un dispositif performant capable de répondre aux problèmes des enfants.
Ainsi conformément à cette stratégie le CDPE de Diourbel, avec l’appuis financière de la fédération du Baol, a installé un CQPE chacun des quatre (4) quartiers administratifs de la commune de Diourbel que sont Médinatoul, Keur Cheikh Ibra Fall, Keur Cheikh Anta et Thierno Kandji.
Dans le souci de rendre ces comités de quartiers dynamiques et outillés pour mieux réussir leurs missions, le CDPE de Diourbel a organisé un atelier de formation de deux (2) jours (18 et 19 décembre 2019) de travaux et d’échanges à la salle de conférence de la préfecture de Diourbel pour renforcer les compétences des membres des CQPE sur leurs et responsabilités mais aussi sur les notions de protection de l’enfant et le système de signalement et de référencement des cas de VANE. « Cet atelier consiste une formation des membres du CQPE. Un atelier qui avait pour objet, de permettre aux membres du comité de bien s’imprégner de leurs rôles et des missions du comité », selon l’adjoint préfet.
Dans les deux (2) jours de formation, lors du premier jour, le module est porté sur la protection de manière générale avec les droits des enfants. Au deuxième jour de formation, le formateur et coordinateur régional des services de Diourbel Aboubakry SY a parlé sur les concepts de maltraitances et abus sexuels ou à travers des études de cas et à travers des images, des cas ont été développés et les chemins de référencements de prises en charge développés par les participants. « C’est tout simplement dans le but de permettre aux participants d’être outillés pour d’éventuel cas qui pourrais se présenter devant eux. Quels voix et moyens doivent être utilisés pour résoudre ces cas de maltraitances et de violences. Mais également les mettre devant leurs responsabilités. En effet, tout acteur, dans le cadre de la protection a une grande responsabilité d’assister les enfants qui sont victimes de maltraitances ou abus. C’était également une occasion de revenir un peu sur la stratégie nationale de protection de l’enfant pour voir développé cette synergie d’action qui doit exister entre toutes les entités qui œuvrent au niveau régional. De conjuguer les moyens, les efforts et les idées pour que la question de l’enfance puisse trouver au niveau de Diourbel ou même au niveau national une solution. Donc, c’était deux (2) jours durant lesquels, la participation a été très massive, ils ont participé de manière tangible avec des idées qui m’ont un peu surpris. Nous pensons également que c’est un processus qui doit continuer. Le renforcement de capacité, la capacitation des acteurs surtout les acteurs de première ligne est véritablement une nécessité pour tout le monde », martèle Aboubakry SY.
La question des viols dans les ménages a été soulevée dans les deux jours de formation par les participants. Selon le formateur Aboubakry SY, « le problème ce n’est plus uniquement l’environnement, mais c’est le cadre familial qui est le premier cadre qui doit sécuriser l’enfant dès fois qui pose problème. Donc, cela également, ça relève une attention particulière que les autorités et tout intervenant doivent porter par rapport au cadre familial. Donc, nous assistons à un phénomène de tonton ou de ‘’Nijaay saï-saï’’. Ceux sont des gens qui vivent dans le même milieu, dans le même environnement soit même parents des enfants. En matière de protection de l’enfant, il ne doit avoir aucun sentiment. Ce qui doit d’être mis au-devant, c’est surtout l’intérêt supérieur de l’enfant. Et nous pensons que la conscientisation doit être toujours de rigueur. On doit d’avantage conscientiser ses populations et les acteurs pour qu’ils puissent aux éventuels cas de maltraitances ou d’avis provenant même des personnes qui étaient censés protéger l’enfant de ses cas, puissent être traduite devant la justice ».

