De Youssouf DIMMA, Teranganews Ziguinchor
Quarante (40) femmes de la région de Ziguinchor ont été formées à la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre par l’Etat par le truchement de la direction de la famille et des groupes vulnérables du ministère de la femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants. Au sortir de l’atelier de formation ayant eu lieu du 16 au 18 septembre inclus, ces femmes, dont 24 sont issues du département de Ziguinchor, 8 de Bignona et autant venues d’Oussouye, ont décidé de « redynamiser » le comité régional de veille et de lutte contre les violences basées sur le genre, coordonné par le gouverneur de région.
Selon Dr Ndèye Fatou Ndiaye Dème, directrice de la famille est des groupes vulnérables qui s’est prêtée aux questions des journalistes à l’issue de la formation à laquelle outre les participantes, des autorités de la police, de l’administration judiciaire et de la santé ont pris part, « il s’agit précisément d’un renforcement de capacité sur le Paquet des Services Essentiels pour les femmes et les filles victimes de violences ».
A l’en croire, ce « paquet de services » est développé dans le cadre d’un programme conjoint mondial du système des Nations Unis en partenariat avec l’Etat du Sénégal.
Ainsi, a-t-elle déclaré, « les participantes ont été formés à maîtriser les procédures opérationnelles standards à travers le monde pour la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre ».
Mieux, a développé Dr Dème, « ces procédures détaillent le minimum à suivre pour la prévention et la réponse adéquate à ces violences en décrivant le circuit de prise en charge des victimes, les organisations et groupes communautaires responsables des actions à mener au niveau des quatre principaux secteurs d’intervention que sont la sécurité, la santé, la justice et le psychosocial ».
Parlant du cas spécifique de la région de Ziguinchor, Dr Dème a indiqué qu’ « aucune statistique officielle n’est encore disponible, mais nous avons effectué une visite au centre Kulimaaro appartenant à la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, mais nous y avons découvert des filles victimes de viol certaines même en état de grossesse d’autres tenant leurs enfants, et nous y avons eu comme information que l’essentiel des violences subies par les femmes dans la région c’est la répudiation, il y a aussi des violences économiques ».
Après les 72 heures de formation, les femmes des différentes organisations ayant monté, il y a plusieurs années, le comité régional de veille et de lutte contre les violences basées sur le genre sous la coordination du gouverneur de région, ont pris la décision, selon Mme Fatou Cissé, présidente régional des « Bajenu Gox » de le « redynamiser afin d’obtenir dans les mois voire dans les années à venir des statistiques fiables sur les violences basées sur le genre ».
A noter qu’après la région de Ziguinchor, 40 femmes de celle de Kolda devraient subir la même formation à raison de 24 du département de Kolda, 8 de celui de Vélingara et 8 autres de Médina Yoro Foula.

