Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé, a annoncé mardi 20 août, la mise en place d’un programme additionnel visant à appuyer les paysans qui ont perdu leurs premières semences dans les parties nord et centre du Sénégal.
« Le président de la République m’a instruit de mettre en place un programme additionnel car dans la partie nord et centre, la première semence est perdue chez certains cultivateurs. Ces derniers doivent semer à nouveau et nous allons les accompagner avec ce programme additionnel », a notamment dit le ministre, en visite de terrain à Kaolack.
« L’hivernage est dans le domaine de l’incertitude. Nous avons eu quelques incertitudes au début’’, mais si « on a une pluviométrie correcte dans les mois à venir, on aura un bon hivernage », a-t-il ajouté.
Au cours de ce déplacement, le ministre de l’Agriculture a visité un périmètre maraîcher de 26 ha situé à Ngane, dans la commune de Kaolack.
« Nous exploitons ces terres depuis 1955 et nous employons plus de 500 jeunes dans ce périmètre maraîcher de 26 ha. Nous collaborons avec plus de 313 femmes qui se chargent de commercialiser les produits de nos récoltes », a fait savoir Malick Thiam, un des exploitants de ce périmètre maraîcher.
Selon Aps, Malick Thiam affirme que, « toutes sortes de fruits et légumes » y sont cultivés. « Nous approvisionnons toutes la région de Kaolack en légumes et nos produits sont même exportés jusque dans la sous-région principalement en Gambie », a-t-il ajouté.
Moussa Baldé s’est également déplacé auprès de la coopérative pour le développement de Sibassor (COOPEDELSI), créée en 2013 et compte 2100 sociétaires, selon ses responsables.
« Nous offrons des services en renforcement de capacités des membres, en encadrement des paysans mais aussi des formations techniques », a expliqué Bintou Mbengue, présidente de cette coopérative.
Selon elle, les difficultés rencontrées sont notamment le manque d’infrastructures de conditionnement, de stockage et de commercialisation, l’absence d’intrants de qualité, l’insuffisance de partenaires et le non accès au crédit et au financement.

