Amédine FAYE, correspondant de Téranga News à Tambacounda.
En 2018, 58 opérateurs de la région ont pu recevoir des institutions financières des prêts pour mener des activités d’opération de Tabaski, soit une enveloppe financière de 94.500.000 fcfa avec, à ce jour, un taux de remboursement de 90%. En 2019, ces fonds de crédit vont hausser.
«Le comité s’est réuni mardi passé. Et sur les 62 dossiers présentés, 53 ont été accordés pour un montant global de 95.500.000 fcfa(…) Normalement, d’ici la semaine prochaine, les fonds seront disponibles», a confié à la presse Dr Ousmane Fall, chef de Service régional de l’Elevage de Tambacounda, en marge du Comité régional de développement (CRD) préparatoire de la tabaski 2019 présidé par l’Adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives M. Ahmadou Coumba Ndiaye ce vendredi 12 juillet 2019 à la salle de la gouvernance.
La question du remboursement des fonds de crédit pour l’opération Tabaski est largement débattue au cours du CRD.
Le Directeur de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour la zone Est, M. Ndiaye, a indexé le département de Goudiry qui présente un nombre important d’impayés, depuis deux ans.
Sur les 26 dossiers financés, 22 ne se sont pas acquittés de leur dette, a déploré M. Ndiaye. A ce sujet, il a sollicité l’aide des autorités administratives pour le recouvrement des fonds de crédit, précisant que ce sont des fonds revolving puisque devant servir à financer d’autres opérateurs de la région.
Du fait de sa proximité avec quatre pays de la sous-région, la région de Tambacounda participe à presque 50% des importations de moutons au Sénégal. Rien qu’en 2018, 284.346 têtes sont entrées par Tambacounda. Ce qui dépasse largement la production régionale en qui s’élève à 109.427 têtes en 2018.
Le service régional de l’Elevage de Tambacounda prévoit une hausse de ces chiffres loin de ceux de l’année dernière marquée par la fièvre aphteuse.
Le nombre de ruminants entrés par Tambacounda est de 11.000 têtes à la date de ce jour, presque le double comparé aux chiffres de 2018 de la même période, selon Dr Fall.
Les doléances formulées par les représentants des organisations des éleveurs présents à la rencontre sont principalement l’assouplissement des contrôles sur le transport des bêtes, l’éclairage et la sécurisation des points de vente, l’allégement des conditions d’accès au fonds de crédit destinés à l’opération Tabaski.
Pour sa part, l’Etat a pris des mesures pour un bon approvisionnement du marché en moutons, a fait savoir l’Adjoint au gouverneur, M. Ahmadou Coumba Ndiaye. Mesures qui s’appliquent sur la période allant du 27 juin au 25 août.
Il s’agit de «l’assouplissement du contrôle des camions», «la réduction du contrôle strict nécessaire», «l’exonération des droits et taxes » applicable uniquement aux petits ruminants, etc.
Pour cette Tabaski 2019, le besoin national en moutons est estimé à 810. 000 têtes. Il était de 750.000 têtes en 2018.

