L’ONU s’inquiète, depuis la reprise des combats à Tripoli, du sort des migrants et réfugiés « en danger près de zones d’affrontements ».
Quarante migrants ont été tués et au moins 80 blessés, dans la soirée de mardi 2 juillet à Tadjourah, banlieue située à l’est de Tripoli, lors d’un raid aérien lancé contre un centre de détention de migrants, selon différentes sources officielles. Le gouvernement d’« accord national » (GAN) de Faïez Sarraj soutenu par la communauté internationale a aussitôt dénoncé un « crime odieux » et un « meurtre de masse » imputable, selon lui, aux forces du maréchal Khalifa Haftar, d’après Le Monde.
Selon Bbc, l’armée loyale au général Khalifa Haftar a rejeté toute responsabilité, affirmant que ses avions de combat n’ont pas attaqué ce centre de détention.
Les services de secours ont affirmé que ce bilan pourrait s’alourdir parce que disent-ils, 120 migrants étaient détenus dans un hangar atteint de plein fouet par les frappes aériennes.
Des fouilles se poursuivent en vue de retrouver d’éventuels survivants dans les décombres.
Les premiers témoins ont décrit un spectacle de corps et de restes humains mêlés aux vêtements de migrants maculés de sang.
Des migrants arrêtés en mer sont régulièrement ramenés en Libye où ils sont placés en détention arbitraire selon des agences onusiennes et organisations humanitaires qui le dénoncent.
3500 migrants et réfugiés sont en danger dans des camps de détention près des zones d’affrontements selon la mission des Nations Unies en Libye.
Avec Le Monde et Bbc

